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 ► i am the ocean, i am the sea, there is a world, inside of me.

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MessageSujet: ► i am the ocean, i am the sea, there is a world, inside of me.   Dim 3 Juin - 10:11




Kirill Alozjy Solokov

« dans nos cerveaux ribote un peuple de démons. »


ÂGE: dix huit ans. DATE DE NAISSANCE: treize décembre. LIEU DE NAISSANCE: saint-pétersbourg, russie. STATUT SOCIAL: destructeur. ARME CHOISIE: glaive vorpalin. MÉTIER: lycéen. TRAITS DE CARACTÈRE PRINCIPAUX: violent, fragile, rusé, sombre, discret, réfléchi, patient, instable, coléreux, solitaire, maniéré. CÉLÉBRITÉ: cornelius carol.



RACONTEZ NOUS VOTRE MORT : On pouvait entendre l'eau couler dans la baignoire, et déjà la vapeur envahissait la salle de bain. Il avait activé le robinet de ses longs doigts tremblants. Il se dénuda entièrement et observa son reflet dans la glace. La folie allumait ses prunelles bleues et son grand corps maigre était déjà plein de sueur. Il ressemblait à un cadavre hanté par la haine, consumé par la destruction. Il avait l'impression d'être dans un four au fur et à mesure que la température montait. Son corps était tremblant de fièvre. Il était malade. Son cerveau était dicté par des ordres compulsifs, Alozjy était forcé à effectuer ces pénibles tâches. Il y avait prit goût, certes. Mais tout était tellement contradictoire. Le désir et le dégoût de faire du mal, le plaisir et l'horreur de détruire. Il ferma le robinet, observa la vapeur qui montait de l'eau bouillante. Ses lèvres se pincèrent dans une expression de peur. Il voulait fuir. Alozjy passa au dessus de sa peur. Il enjamba le bord de la baignoire humide et sentit la morsure brûlante agripper sa peau. Un frémissement le parcourut. Parce qu'il n'avait plus rien sous la main à briser, il se brisait lui même. S’infligeant du mal, jouissant de sa propre douleur. Il cessa alors de se poser des questions. Une dernière inspiration tremblante. Son pied pénétra dans l'eau, puis le reste de son corps. Il hurla alors que l'eau l'emprisonnait dans sa chaleur meurtrière, que sa peau d'ordinaire si pâle rougissait, comme si elle avait été frappée par le soleil lui-même. Des larmes roulèrent sur ses joues alors qu'il gémissait de douleur. Il s'immergea totalement, les yeux ouverts, rendus piquants et aveugles. L'air semblait si loin, à présent, et il se sentait si faible. Il n'avait qu'à se redresser... il ouvrit la bouche comme la douleur devenait insupportable. L'eau s'engouffra dans son nez et dans sa bouche, ébouillantant l'intérieur et l'extérieur de son corps si frêle. Consumant son organise, il se sentait réduit à l'état de cendre. Cendre qui flotte à la surface de l'eau, froide et inerte.

QUE PENSEZ-VOUS DU PAYS DES MERVEILLES ACTUEL ? : Il pourrait bien dire que tout cela ne l'intéresse pas, que ce monde lui est égal et que tout l'indiffère. Mais c'est faux. Il contemple la destruction de ce si beau monde avec des yeux avides. Au fond il aimerait être le maître de ce carnage. Il voudrait pouvoir façonner le Pays des Merveilles à son image, créer des illusion pour y croire tellement fort et finalement tomber plus bas que sous terre. Alors savoir qu'Alice est étendue sur son lit d’hôpital, à succomber lentement, les forces vitales quittant leur domicile peu à peu, tout cela le réjouissait. Il était heureux de savoir que quelqu'un souffrait pour en faire souffrir bien d'autres. Bien sûr, Alozjy avait lui aussi souffert pour le plaisir de détruire ? De s’autodétruire.

QUEL EST VOTRE ENDROIT PRÉFÉRÉ DANS CE PAYS ? : Son pont brisé, les cris des marins défunts. Le mystère qui plane, le planché qui craque, les voiles déchirées qui, lentement, se balancent dans le hurlement du vent. Et cette attirance lorsqu'on passe à côté : vouloir découvrir ce qu'il s'est passé, comprendre les maux qui ont habité dans cette coque de bois. Et surtout, Alozjy riait du mal des marins qui autrefois s'étaient écrasé sur cette berge. Il imaginait leurs corps disloqués, tels des pantins désarticulés, leurs membres fous s’emmêlant entre eux. Pagaille totale. Ce bateau fantôme, ce beau fantôme, cette angoisse, son angoisse. Les cadavres que lentement la pourriture consume, que les vers rongent et grignotent sans jamais cesser. Les os polis par le sel, les corps ballottés par les vents furieux. Tout.


∆ alozjy a toujours vécu chez ses parents. ∆ il était très intelligent, bien souvent à la tête de sa classe. ∆ atteint d'un toc qui lui donne des idées violentes. ∆ il prend du plaisir à faire souffrir les autres. ∆ il vivait chez de riches gens, il est donc très maniéré. ∆ son registre de langue a tendance à être soutenu. ∆ il tutoie rarement un interlocuteur. ∆ ses professeurs l'ont qualifié maintes fois de dangereux. ∆ il n'a jamais eu d'ami à qui se confier. ∆ il pense qu'il n'est pas malade.



Dernière édition par K. Alozjy Solokov le Jeu 7 Juin - 10:41, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: ► i am the ocean, i am the sea, there is a world, inside of me.   Dim 3 Juin - 10:11




everything i touch, turns to stone.


PAIN I.

On pouvait entendre le bruit d'un piano qui s'exerce dans le grand salon remplit de riches fauteuils de cuir et de velours. Une jeune fille, âgée d'à peu près onze ans, faisait glisser ses doigts sur l'immense instrument, un pli de concentration barrant son front. Alozjy se tenait dans l’un des grands fauteuils, l’air très concentré lui aussi. Il fixait sa sœur d’un air peu sympathique, ses longs doigts tapotant l’accoudoir. Son visage affichait une mine grave, il étouffa un bâillement. Soudain, il en eut assez des notes qui virevoltaient dans l'air. Il se leva précipitamment, une expression de colère durcissant ses traits un peu plus. Il s'approcha à grand pas de sa petite sœur et la poussa violemment de son siège. Celle-ci glissa, et tomba à quatre pattes. « Assez ! Je n'en peux plus d'entendre hurler ce piano immonde ! » il hurla dans le salon, et quelques domestiquent accoururent, l'air paniqué. Lorsqu'ils repérèrent la jeune fille au sol, ils levèrent des yeux choqués vers Alozjy. « Pas un mot ! Ou bien je demande à Père de vous ramener dans vos familles de pauvres. » il hurlait toujours, les domestiques le reluquant avec une certaine peur. Il ne jeta même pas un regard à sa sœur, et sortit de la pièce, la tête haute. Il marchait dans un corridor plein de tableaux. D'un coup de nerf, sa main envoya valser un vase plein de fleurs à terre. Les éclats de porcelaine vinrent se ficher dans les tapis. Il riait du prochain qui allait s'écorcher les pieds.

PAIN II.

Monsieur Solokov, avait dit le médecin, votre fils souffre d'un toc. Celui-ci se manifeste par des réactions violentes et des idées psychologiques aspirant à faire du mal. Les médecins ne savaient pas s'il était récupérable, ou s'il resterait toujours ainsi. Violent et révolté, pour des raisons inconnues. Ils auraient pu mettre ça sur le compte d'une crise d'adolescence précoce, mais ce n'était pas le cas. Ses parents le fixaient d'un œil peu amical, presque froid. Ils semblaient se demander : est-ce mon fils ? Pour Alozjy, toute cette violence arrivait sous forme de cauchemars, faisant de lui un animal fou et en sueur dans son lit, incapable de fermer les yeux pour espérer un sommeil plus doux. Bien des fois ses grands yeux bleus étaient cernés de traces mauves. Et ses parents ne s'en souciaient jamais. Ça lui passera. Ils se voilaient la face comme deux idiots. Une douleur psychologique ne passe pas. Elle reste et s'accroche comme une ancre plantée dans le sable.

PAIN III.

Il n'essayait même plus de sourire, il n'essayait même pas d'être heureux. Il fixait tout le monde avec des yeux vides, traînait sa carcasse amaigrie dans la grande maison familiale, parlant pour dire bonjour et bonsoir. Le reste du temps, sa langue était collée à son palais. Impossible de la délier. Toute trace de vie semblait l'avoir désertée, et il semblait être étranger à l'univers où il vivait. Sa nourriture se constituait principalement de cachets, et encore de cachets. Avec de l'eau pour les avaler. « Je ne vais pas bien. Je n'irais jamais bien. » il murmurait ses mots en se fixant dans la glace, ses épaules devenues tremblantes par la colère. « Est-ce que j'ai l'air heureux ? Non. » il se laissait submerger. Son poing alla s'écraser contre le miroir, et il vola en éclat. Quelques morceaux coupants se fichèrent dans sa main osseuse. Il se laissa tomber sur le carrelage froid et laissa la tristesse l'emporter. Le sang glissait sur ses phalanges – blessure superficielle. Ses doigts se serraient puis se desserraient. Son bonheur était sa destruction, il était heureux par la douleur. Des larmes de rage roulaient sur ses joues creuses, des larmes de colère et de haine.

PAIN IV.

À quoi ça sert de sourire, de rire. À quoi ça sert d'exister. J'ai besoin de m'enfoncer des clous dans le cœur pour dire que ça va bien. J'ai besoin de clouer des cœurs pour prétendre que tout va bien. J'ai besoin de faire du mal, de détruire. Je veux voir s'effondrer des gens, les uns après les autres. Comme un château de cartes, à mes pieds. Et je les piétine, je les écrase et les déchire. Je les brûle, les plie et les abîme. Je veux voir les voir pleurer toutes les larmes du monde, je veux les sentir suinter de peur et frémir de douleur. Je veux mettre du sel dans leurs plaies les plus profondes, voir le corps de Saints devenir putréfaction. Je veux entendre leur hurlements, je veux contempler leur agonie. Comme un roi, les mettre à genoux, pour qu'ils se soumettent à la rude loi de la souffrance. Calmez ces maux, calmez ma tête. Je sens qu'elle gonfle, qu'elle gonfle encore. Mon cerveau va exploser, je vais salir ma boîte crânienne. Qui voudra nettoyer ma mémoire ? J'implose et j'explose, petit tas de chair et d'os, de muscles et de sang.


HORS-JEU


PSEUDO: ici. AGE: ici. COMMENT TROUVES-TU LE FORUM ? ici. COMMENT L'AS-TU DÉCOUVERT ? ici. ACTIVITE: ici CODE DU REGLEMENT: ici UN MOT POUR LA FIN ? ici.

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