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 ◮ mon dieu, faites-moi un oiseau que je puisse m'envoler loin loin d'ici

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la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien accepter

→ AGE IRL : 22
→ MESSAGES : 861
→ ARRIVÉ AU PAYS LE : 02/10/2011
→ AVATAR : emily browning
→ CREDITS : ginger's spleen
→ LOCALISATION : bonne question
WHERE IS MY MIND ?


FEUILLE DE ROUTE
Caractère: timide, intelligente, discrète, fragile, peu bavarde, triste, tenace, appliquée, douce-amère, délicate, dévouée, minutieuse, juste, acerbe, sensible, vigilante, ignorante, docile, introvertie, candide
Inventaire: l'ombrelle et l'éventail métallique

MessageSujet: ◮ mon dieu, faites-moi un oiseau que je puisse m'envoler loin loin d'ici   Dim 3 Juin - 15:04




Baudelaire, Appoline Constance

« Cette énergie dans laquelle on puise avec tant de profusion quand on est enfant, cette énergie qui paraît inépuisable, elle disparaît en douce entre dix-huit et vingt-quatre ans pour être remplacée par quelque chose qui n'en a pas l'éclat, loin s'en faut, et d'aussi factice qu'une euphorie à la coke. Ça se passe sans histoires, la disparition n'est pas instantanée. Et peut-être, est-ce là ce qui fait le plus peur. Cette façon de ne pas arrêter d'un seul coup d'être un enfant, avec un gros boum ! comme un de ces ballons de clown qui explosent pour les besoins d'un gag. L'enfant qui est en soi fuit comme crève un pneu sans chambre : lentement. »


ÂGE: vingt-trois ans DATE DE NAISSANCE: treize décembre LIEU DE NAISSANCE: paris, france STATUT SOCIAL: aucun ARME CHOISIE: l'éventail et l'ombrelle MÉTIER: aucun TRAITS DE CARACTÈRE PRINCIPAUX: timide, intelligente, discrète, fragile, peu bavarde, triste, tenace, appliquée, douce-amère, délicate, dévouée, minutieuse, juste, acerbe, sensible, vigilante, ignorante, docile, introvertie, candide. CÉLÉBRITÉ: emily browning



RACONTEZ NOUS VOTRE MORT : Inopinée, rapide, inappropriée. Je n'ai l'ai pas vu venir, je ne me suis doutée de rien. Je sentais encore le goût du breuvage sur mes lèvres humides quand l'air me fut difficile à trouver. Paniquée, je plonge mon regard dans ses yeux bleus. L'œsophage me brûle, mes poumons semblent se déchirer. L'oxygène me manque. Je n'entends plus que le bruit de ma respiration effrénée. La pièce se floute devant moi, je ne distingue plus rien. Plus rien sauf lui et ses yeux impénétrables. Le verre tombe à terre dans un fracas. Je sens alors son étreinte. Je ne sais plus si j'ai vainement tenté de le repoussé ou si je me suis accroché à lui de toute mes forces, comme si cela arrêterait tout. Malgré tout mes efforts, l'air ne me vient pas. Alors, je sens ses lèvres se poser sur les miennes. Un geste violent, passionnel. Et puis, le trou noir.

QUE PENSEZ-VOUS DU PAYS DES MERVEILLES ACTUEL ? : Tantôt féerique, tantôt cauchemardesque, mon coeur oscille entre ces deux extrêmes. Le chaos m'attire, la perfection me fascine. L'horreur me dégoûte, la beauté me repousse. Incompréhensible, n'est-ce pas ? Incompréhensible, c'est le mot. Je ne comprends ni ce monde ni mes sentiments à ce sujet. Et de cette incompréhension, naît la peur. L'homme craint ce qu'il ne peut expliquer scientifiquement. Voyez par vous-même : Dieu, les extra-terrestres, l'homme est incapable de donner une raison rationnelle à leur existence. D'ailleurs, rien ne dit qu'ils existent. Pourtant, ils fascinent l'homme autant qu'ils lui font peur. Eh bien, il en est de même pour le pays des merveilles. Irrationnel, incompréhensible, rien ne prouve son existence. Mais il ne cesse de m'ébahir, m'en mettre plein les yeux et me faire frisonner. Frustrant. Le pays des merveilles est frustrant.

QUEL EST VOTRE ENDROIT PRÉFÉRÉ DANS CE PAYS ? : Son aura lumineuse, sa grandeur majestueuse m'attirent. Personne ne s'y rend, personne ne comprend. Pour moi, elle symbolise l'échappée, l'espoir de voir un monde meilleur à l'horizon. Ses marches innombrables que plus personne ne gravit, leur impatience de ne pas voir le bout l'emportant sur leur curiosité. Dès que je le peux, dès que j'ai le courage, je gravis ces escaliers. Je compte les marches une à une. On me dit sotte de continuer, que ça n'en finit jamais, que je perds mon temps, mais je continue. A chaque nouveau jour, j'en gravis cinq de plus dans l’espérance d'arriver tout en haut, d'être parmi les nuages. Un jour, peut-être, pourrais-je prendre mon envol pour quitter ce monde ou enfin briser mes espoirs d'échappés impossibles.


∆ n'a jamais quitté sa maison jusqu'à ses vingt-et-un ans ∆ a toujours eu un précepteur privé pour ses études ∆ ne connait à la vie ce qu'elle a pu apprendre pendant ces deux dernières années ; donc, très peu ∆ s'interdisait plein de choses de peur de rencontrer le mal dont parlait tant sa mère ∆ n'avait jamais quitté Paris, il y a encore quelques jours avant sa mort ∆ son père est mort lorsqu'elle avait trois ans ∆ ce fut un des déclencheurs de l'agoraphobie de sa mère ∆ n'a jamais eu de vrais amis ∆ à cinq ans, Bernie a fait son apparition dans l'esprit de la jeune fille ∆ Bernie est l'ami imaginaire d'Appoline