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 timaël ◮ rêves et cauchemars

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la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien accepter

→ AGE IRL : 21
→ MESSAGES : 861
→ ARRIVÉ AU PAYS LE : 02/10/2011
→ AVATAR : emily browning
→ CREDITS : ginger's spleen
→ LOCALISATION : bonne question
WHERE IS MY MIND ?


FEUILLE DE ROUTE
Caractère: timide, intelligente, discrète, fragile, peu bavarde, triste, tenace, appliquée, douce-amère, délicate, dévouée, minutieuse, juste, acerbe, sensible, vigilante, ignorante, docile, introvertie, candide
Inventaire: l'ombrelle et l'éventail métallique

MessageSujet: timaël ◮ rêves et cauchemars   Sam 9 Juin - 20:27




« On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps, notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ses blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais. »

Dix-sept, dix-huit, dix-neuf. Aujourd'hui, je dois atteindre la vingt-cinquième marche. Chaque jour, depuis que j'ai découvert ce lieu fascinant, je me suis promis de gravir un peu plus ces marches qui semblent-il, n'en finissent pas. Je veux atteindre le sommet et j'espère qu'un jour j'y parviendrais. J'espère qu'un jour, je pourrais m'envoler loin d'ici. Je pensais qu'après la mort, il y avait la mort éternelle. Mais j'avais tort. Dès que j'eus fermé les yeux, ils se rouvrirent instantanément. Sauf qu'au lieu de voir ces yeux à lui, j'ai vu un monde s'ouvrir à moi. Un monde aussi détestable qu'admirable. Un monde imaginé de toute pièce par une petite enfant gravement malade. Alice, s'appelle-t-elle. Douce Alice. Se rend t-elle seulement compte que son monde est en ruines... Tout comme mon coeur. Peut-être est-ce pour cela que j'ai atterris ici. Ses yeux me hantent de nuit comme de jour. La vision d'une rose me tord le ventre en tout sens, provoquant un déluge de sentiments dont je ne veux pas, dont je ne veux plus. Vingt-cinq. J'ai atteint la vingt-cinquième marche. Je m'assis sur celle-ci, le temps de me reposer quelque peu bien que je n'en ai pas vraiment besoin. Je respire excessivement comme si à l'évocation de ma mort, je craignais qu'elle se reproduise à nouveau. Et irrémédiablement, comme à chaque fois que je laisse mon esprit vagabonder, je repense à ce baiser. Sans même m'en rendre compte, je porte mes doigts à mes lèvres qui ont esquissé un sourire sans même ma permission. Reprenant mes esprits, je rejoins mes mains sur mes genoux et efface ce sourire. Je me demande ce qu'il a fait de moi. Peut-être y'a-t-il déjà trouvé une autre pour me remplacer... Pour me remplacer pour quoi ? Qu'étais-je pour lui ? Un simple pantin, une poupée de chiffon ? Ou une poupée de porcelaine... J'essuie amèrement la larme coulant sur ma joue et me relève tout en essuyant mes vêtements pleins de poussières déposés par les marches. Si Bernie m'aurait vu, il se serait moqué de moi. Demain, j'en monterais trente. Et peut-être un jour, en arriverai-je au bout. Lentement, je me mets à descendre l'escalier en colimaçon. Beaucoup de gens aurait déjà été claustrophobe au bout de la dixième marche mais l'endroit exiguë ne me dérange pas. Je me sens seule, en sécurité, libre. Cette tour symbolise tous mes espoirs. D'un côté je suis contente de l'avoir pour moi seule alors tant mieux si elle déplaît aux autres.

Ça y est, je suis redescendue au niveau de la terre. Je pousse la lourde porte en bois, ne craignant même plus de tomber sur un garde de la Reine blanche. Ils ne viennent plus par ici, sachant pertinemment que personne ne s'aventure ici. Personne sauf moi. La porte résiste, comme toujours, mais je parviens à l'ouvrir. Des yeux bleus. Ces yeux bleus. Je crois d'abord à un mirage. Mais non, ce n'est pas un souvenir qui me joue un tour. C'est Timaël, en chair et en os, qui se tient à quelques mètres de moi.



∇ SUMMERTIME SADNESS.

« I remember when I met him, it was so clear that he was the only one for me. He was charismatic, magnetic, electric, and everybody knew it. I always got the sense that he became torn between being a good person and missing out on all of the opportunities that life could offer a man as magnificent as him. And in that way I understood him. »


Dernière édition par Appoline Baudelaire le Sam 4 Aoû - 22:43, édité 2 fois
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la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien accepter

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→ CREDITS : lovely kitty.
→ LOCALISATION : la tour de l'horloge.


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Tu perds la tête, tu déménages, tu travailles du chapeau, tu as les méninges en accordéon, tu as une araignée au plafond, tu as le timbre fêlé, tu ondules de la toiture, tu es bon pour le cabanon.


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Inventaire: cartes rasoirs.

MessageSujet: Re: timaël ◮ rêves et cauchemars   Dim 10 Juin - 14:54


❝ On a probablement tort de penser qu'il peut y avoir une limite à l'horreur que peut éprouver l'esprit humain. Au contraire, il semble qu'à mesure que l'on s'enfonce plus profondément dans les ténèbres de l'épouvante, une espèce d'effet exponentiel entre en jeu. ❞

Qui parle de merveilles ? Qui parle d'horreurs ? Ce pays est à mi chemin entre l'abject vérité et le tendre rêve. Je ne sais pas trop quoi penser de ce lieu. On ne m'a jamais parlé étant petit, d'un tel lieu ! C'est peu rassurant pour les futurs décédés. Ni paradis, ni enfer, ni vide complet, ni réincarnation. Au fond, c'est un tas de n'importe quoi. La vie, la mort. Deuxième chance ou punition. Bénédiction ou malédiction. Questions sans réponses à mon plus grand regret. Les cartes en main, assis sur un tronc quelconque, j'écoute, je pense, je ne sais plus tellement où aller. Les bruits sont étranges, on dirait des monstres qui attendent la tombée de la nuit, pour vous sauter dessus. Comme le croque-mitaine qui attend que la porte se ferme, pour dévorer l'enfant dans son lit. J'hausse mes sourcils à cette pensée, m'amuse à regarder ces cartes qui me servent à des fins macabres, mais qui peuvent me sauver la vie. La vie. Je déglutis, repense à ce moment, son visage, son sourire, ses yeux, ses lèvres et tout ce qui constitue sa perfection. Son rire, sa voix, ses idées. Je sens mon coeur se pincer, se tordre dans mon torse. C'est douloureux. Je sers mes dents. Pouvoir lui parler à nouveau, la toucher, sentir son odeur et dieu seul sait quoi d'autres. C'est un manque. Comme l'alcoolique et sa bouteille, le drogué avec sa dose, l'enfant avec son précieux jouet. Peut-être qu'avec de la chance, elle se trouve ici ? Non, je n'y crois pas tellement. Je crois plutôt qu'elle est dans un endroit bien plus agréable, un endroit digne d'elle. Le pays des merveilles, accueille les âmes déchues, mal barrées et torturées. J'aimerais tellement la revoir une fois, une dernière fois. Tuer cette femme, a été une erreur, enfin c'est ce que je me dis. Alors qu'une part de moi, ne cesse de dire que le cyanure a été la solution radicale. Parfois, j'aimerais tuer cette petite voix, l'éteindre d'un seul souffle. Mais, c'est impossible. Appoline. Son prénom résonne dans ma tête, comme une douce mélodie dont on ne se lasse pas. Je me redresse, mon corps à mal, mon corps pleure, se meurt à la pensée de son visage. Vivre à nouveau, continuer à marcher sans elle, ce n'est pas vivre complètement. C'est mourir à nouveau, doucement, mais surement. Comme un feu qui s'éteint. Et à la fin, il n'en restera, que des cendres.

Se rendre malade pour quelqu'un qui n'est pas là. Devenir fou à la seule pensée de son visage. Un état d'esprit intéressant, complexe dans toute sa splendeur. Je pense être dans cet état, non loin de perdre ma tête. La rage, la tristesse, la joie de penser à elle. Trop de choses, un mélange explosif et tout ça pour une seule personne. C'est dingue ce que l'amour peut vous faire ressentir. Parfois des tas de choses, parfois une seule. Je passe une main dans mes cheveux, j'avance sans trop savoir où je vais. Après tout, je n'ai plus rien à perdre en ce bas monde. Sauf qu'un bruit hideux, me sort de mes pensées agréables. J'hausse les sourcils, quelque chose se forme au sol. C'est noir, nauséabond. Petit à petit, la tâche devient un quelque chose, un visage de poupée, un corps ... On dirait du pétrole. J'écarquille mes yeux, la chose s'approche et j'hésite. Entre la vie, et mourir à nouveau. Entre finir dévoré par une bête ou continuer à chercher en vin un fantôme. Une main sur mes cartes, je reste stoïque. Mon coeur ne s'emballe même pas. La peur n'existe pas pour le moment, c'est juste ... Que je désespère. Je fatigue. Je déglutis alors, mon automatisme de survie prend le dessus. Une carte, puis deux, puis trois se lancent sur la bête. Quatre, cinq, six, sept. Et la voilà réduit à l'état de flaque. Mais, plus aucun danger. Je fixe un instant ce tas de rien du tout. Je continue mon chemin sans rien penser, sans aucune conviction, aucune envie. Une simple âme errante dans un monde torturé. Un château, une couleur lumineuse, une tour. Un tout, un rien. Une reine surement agréable, devait vivre dans ce lieu qui maintenant, est sans vie. La curiosité ne monte pas dans mon corps, bien au contraire. C'est comme si tout était, normal. Comme si j'avais déjà vu tout ça à plusieurs reprises et pourtant. Les yeux levés vers le ciel, j'entends des bruits de pas. Ils sont lointains, mais assez proches pour que je puisse les entendre. Je fronce les sourcils, m'approche petit à petit. Mon coeur rate un bond en voyant qui se dresse devant moi. Elle. Celle qui hante mes pensées, s'incruste dans mes rêves chaque nuits. Celle qui comble ce manque que j'ai depuis des années. Mes yeux s'écarquillent. Alors, elle se trouve ici ? Appoline reste là, sans bouger. Une statue. Est-ce que j'hallucine ? J'ai du mal à croire, qu'elle est là. Alors j'approche, petit à petit, pas à pas. En quelques secondes, je me retrouve devant elle. Toujours le même visage, les mêmes yeux. Elle est, intacte. Aucune parole, aucun son. Juste le regard pour tout dire. Automatiquement, ma main passe sur son dos et je l'attrape contre moi. Ma main remonte tout doucement, sur ses cheveux. Elle est réelle. Réelle. Le temps s'arrête, mon coeur claque fort, si fort contre mon torse. Il s'emballe, surchauffe, comme une mécanique qui est défaillante. « Je suis, tellement heureux que tu sois là. » Simple murmure, paroles futiles, mais je devais le dire. Plus rien ne compte autour, plus qu'elle et son sourire. Appoline.


Il fit glisser le rideaux de douche. La femme qui gisait dans la baignoire était morte depuis longtemps. Elle était toute gonflée et violacée et son ventre, ballonné par les gaz et ourlé de glace, émergeait de l'eau gelée comme une île de chairs livides. Elle fixait sur Danny des yeux vitreux, exorbités comme des billes.


Dernière édition par S. Timaël Angellier le Sam 4 Aoû - 22:59, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: timaël ◮ rêves et cauchemars   Lun 11 Juin - 20:01




« On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps, notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ses blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais. »

Non, ce n'est pas lui. Impossible. Timaël est vivant, quelque part à Londres ou quelque part dans le monde, sous son chapiteau. Pourtant cette silhouette, cette carrure, ces cheveux en bataille... Ces yeux. Mon coeur me fait mal. Ma respiration me manque à nouveau. Je reste immobile, au seuil de la porte encore ouverte. Je ne peux pas bouger, mon corps ne m'obéit plus. C'est lui qui fit le premier pas, ainsi que le deuxième et le troisième. Avant que je ne m'en rende compte, il n'est plus qu'à quelques centimètres de moi. Cette fossette, cette bouche, ces yeux... C'est bien Timaël, revenant parmi les morts. Mon regard se perd dans le vide, je ne distingue plus que lui, tout le reste semble avoir disparu. Et tout d'un coup, je sens cette chaleur m'envelopper, ses bras m'entourer. Je sens son odeur et je ressens les battements accélérés de son coeur contre ma poitrine. Non, non, je ne veux pas de cette étreinte, je ne veux pas de ses bras. Il m'a menti, m'a utilisé, m'a fait croire à tellement de choses. Il m'a tué, aussi bien littéralement qu'au figuré, m'arrachant mes sentiments et mes rêves pour les enfouir six pieds sous terre. Je ne veux pas de cet élan d'affection. Mes paumes se posent sur son torse, poussant de toutes mes forces. Mais mes efforts sont vains, il ne fait que resserrer ses bras autour de moi. Je sens sa main remonté le long de mon dos, jusqu'à ma nuque. J'étouffe, les souvenirs amers me submergent. « Je suis, tellement heureux que tu sois là. » Serait-ce des larmes qui coulent sur mes joues ? J'ai arrêté de le repousser. Au lieu de ça, ma tête se pose sur sa poitrine et je m'accroche à lui désespérément, comme ce soir là. D'abord, je me rappelle du tournis. Ensuite, le souffle coupé. Puis, le verre se brise au sol. Mes mains s'agrippent au dos de Timaël fermement, comme dans mes souvenirs. Les larmes roulent sur mon visage, une à une, mouillant sûrement ses vêtements. Mais aucun son ne sort de ma bouche. Je tente d'éloigner ces pensées de ma tête mais rien n'y fait. Et là, ses yeux peinés et désolés me reviennent en mémoire. Ça et le trou noir.

Non, non, je ne peux pas. Sans même prévenir, je me dégage de ces bras si subitement qu'il n'a pas le temps de réagir. Je recule de quelques pas, assez pour pouvoir distinguer son visage entièrement. « Qu'est-ce que tu avais mis dans mon verre ? » réussis-je à prononcer d'une voix plutôt calme. Les sourcils froncés, je parviens difficilement à voir les traits de son visage à travers mes larmes naissantes. Mon coeur me fait souffrir horriblement. Si c'est ça l'amour, je n'en veux pas. Et si c'est de la haine, je la laisse aux autres. Cette douleur refoulée émerge tout doucement de mes plaies béantes sans que je puisse identifier sa cause. Et ça fait si mal... Trop que de questions se bousculent dans ma tête, c'est la pagaille. Je veux partir d'ici, m'enfuir, remonter dans la tour, courir jusqu'en haut pour enfin atteindre son sommet et sauter. Peu importe son issue, après tout l'envolée tant espérée ou le fracas brutal au sol, la ligne les séparant est si fine. Mais, voudrais-je vraiment le laisser derrière moi, maintenant qu'il se tient là ? « Non, non, enfait... ce qui m'intéresse vraiment... » Mes mots se perdent, ma voix s'estompe. Je suis complètement désemparée. Oh, Timaël. « Pourquoi ? » Ma voix est cassée. Mais mon coeur l'est aussi, alors ce n'est pas si grave...



∇ SUMMERTIME SADNESS.

« I remember when I met him, it was so clear that he was the only one for me. He was charismatic, magnetic, electric, and everybody knew it. I always got the sense that he became torn between being a good person and missing out on all of the opportunities that life could offer a man as magnificent as him. And in that way I understood him. »


Dernière édition par Appoline Baudelaire le Sam 4 Aoû - 22:43, édité 2 fois
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→ LOCALISATION : la tour de l'horloge.


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Tu perds la tête, tu déménages, tu travailles du chapeau, tu as les méninges en accordéon, tu as une araignée au plafond, tu as le timbre fêlé, tu ondules de la toiture, tu es bon pour le cabanon.


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MessageSujet: Re: timaël ◮ rêves et cauchemars   Jeu 26 Juil - 5:38


❝ On a probablement tort de penser qu'il peut y avoir une limite à l'horreur que peut éprouver l'esprit humain. Au contraire, il semble qu'à mesure que l'on s'enfonce plus profondément dans les ténèbres de l'épouvante, une espèce d'effet exponentiel entre en jeu. ❞

Demoiselle et ses yeux de verres. Demoiselle et son sourire éclat de soleil. Appoline, Appoline. La joie m'emporte, mon coeur claque contre ma poitrine, fort, si fort. La joie, la tristesse, la colère. Un cocktail mauvais pour la santé, mais je profite de cet instant au mieux. Parce que je sais, je me doute de ses paroles. Bien évidemment, elle ne sera pas d'accord de rester dans mes bras plus longtemps. Après tout, tout ça, c'est de ma faute. Le regret ? Je ne pourrais pas dire ça, d'un sens oui, d'un sens non. Puis, y'a cette petite voix dans ma tête qui me répète, que tout ça, c'était pour son bien et pour le mien. Poupée chiffon, poupée carton. Demoiselle et son rire. Demoiselle et sa voix cristalline. Pouvoir la regarder, pouvoir sentir la chaleur de sa peau à nouveau. Pauvre fou en manque de son idéal. Pauvre idiot cherchant à comprendre l'impossible. Te sauver, te sortir d'ici, partir loin de tout les problèmes qui nous entourent. Juste toi, toi et moi contre le monde des merveilles. Contre les abominations et les sourires en coins. Loin du sang et des larmes, loin de tout ceux qui nous veulent du mal. Moi, je te veux toi, et seulement toi. Je veux revoir un sourire, revoir tes yeux pétiller devant des jouets d'enfants. Des larmes coulent, dégoulinent, souillent ce visage qui n'a pas le droit d'être dans un tel état. Elle s'agrippe, s'accroche à un espoir, à quelque chose. Comme si elle ne voulait pas y croire. S'accrocher, toujours s'accrocher à une once de lumière. Puis, découvrir que cette lumière, ce n'est qu'une illusion. Une ombre. Appoline, je suis une ombre. Danger, non danger. De toute manière, à la fin il ne reste que les ténèbres. C'est un cadeau, une envie, une bénédiction. Je remercierais presque dieu de sa présence. Mais, ici, il n'y a pas de dieu. Juste une pauvre enfant trop créative, trop étrange pour la société. Mais, elle est là. Dans mes bras, elle est perdue, mais elle est bien là. Appoline, il ne lui reste plus rien. Plus que ses yeux pour pleurer et sa bouche pour hurler. Pauvre poupée désespérée. Âme en peine, âme perdue à jamais. Poupée de cire, poupée de paille. Les larmes sont éphémères, la souffrance aussi. Elle se remplace parfois en un claquement de doigts. Nous sommes nés poussière et nous redeviendrons poussière. Après tout, ici, nous ne sommes qu'un condensé de cadavres. Des zombies, des esprits morts. Naître, vivre, mourir. Puis, l'éternité dans ce lieu sordide. Aucune cicatrice, aucune brûlure. Mais, sa peau reste pâle, blanche comme un reflet de lune. Elle est morte à l'intérieur, oui, quelque chose est tombé. Le poison ronge demoiselle encore et encore. Il coule dans ses veines, s'incruste dans ses os, va finir par faire pourrir son pauvre coeur candide. Puis, ce vent que je trouve dans mes bras. J'enlace le vide, un passé maintenant décédé. Pas le temps de réagir, de rétorquer quelque chose. « Qu'est-ce que tu avais mis dans mon verre ? » Bien évidemment, c'est logique. Elle veut savoir. Mais comment lui expliquer le pourquoi du comment dont même moi je ne connais pas l'existence. Pourquoi tout ça, pourquoi encore et toujours. Alors qu'elle n'a pas été la seule sur la liste, elle a été la seule à tout combler et les autres ? Terminaient quelque part dans une rue, les yeux vitreux, la mort dans la peau. Appoline est morte avec moi ce jour-là, certes j'ai brûlé quelques minutes après, mais le principe reste le même. A quoi bon continuer quand vous avez commis l'irréparable ? Contradictoire oui, effectivement, à mes principes, mes idées. Pas seulement ma poupée tant attendue, elle est plus. Cette crédulité à faire pâlir d'envie un adulte qui a perdu ses rêves. Ce sourire rayonnant qui continue au fil du temps, à rendre jaloux un pauvre dépressif. Appoline c'est l'envie d'un monde peut-être mieux, l'envie de tout lui prendre, parce qu'elle a ce que personne ne peut avoir en ce bas monde.
Y'a cet incendie,
Elle se consume sous mes yeux.

Elle perd ses moyens, s'effondre. Appoline veut partir, s'enfuir là et ça, je peux le sentir, le voir dans ses yeux. La peur, la tristesse, trop de choses pour une enfant sortie trop vite de son école. Entrée trop vite dans le monde des adultes. Elle se venge à sa manière, craque et les larmes sont ses armes à elle. Après tout, à quoi bon utiliser quelque chose de réellement coupant ? Il n'y a rien de pire qu'un visage triste - et pas seulement le clown qui pleure, non, un visage aussi banal soit-il peut être une véritable torture à regarder, à cause de ça. « Non, non, en fait... ce qui m'intéresse vraiment...Pourquoi ? » Voix cassée, voix brisée, la mécanique de son coeur commence à se rouiller. Sa joie de vivre s'estompe et autour, il ne reste que la mort, la livide et vicieuse mort. Poison dans ses veines, dans sa vie comme ici. Comme un coup de jus, une claque dans la figure plus ou moins violente. Je recule d'un pas. Pince ma lèvre inférieure et fronce les sourcils. Une question sans réponse. Enfin si, mais la réponse, la vraie réponse, lui ferait trop de mal et je connais bien trop mes maladresses, quand je suis face à une telle situation et surtout, quand je tiens à la personne face à moi, il m'arrive de perdre mes moyens. Totalement. Jusqu'à bégayer, répéter mes phrases, mes mots, un peu tout. Ce jour-là, c'était moi. C'était pas moi. C'était moi. J'en sais rien, je ne sais pas, je suis plus. Oh pauvre Timaël, elle arrive à te faire perdre tes idées cette gamine. « Ce jour-là, c'était pas ... » Pas moi, pas nous, pas rien du tout. Comme si elle allait me croire ? Bon dieu je lui ai insufflé le souffle de la mort par le biais des lèvres, j'ai arrêté son coeur sans ménagement. Comment lui faire comprendre ? Voyons, c'est impossible à cerner, grand malade fou de perfection et de sa jolie poupée. Grand malade obnubilé par ses yeux grands ouverts, sa peau de porcelaine et sa bouche de soie. Alors je tente d'éviter le sujet, je veux laisser de côté cette question, ce pourquoi qui s'incruste entre ses lèvres, je ne veux pas qu'elle sache la réponse. Que je suis responsable de la mort de tas de jeunes filles, qu'elle a été la dernière sur la liste. Non, elle me croirait peut-être, mais, elle serait détruite, complètement. Déjà que sa mort n'arrange pas grand chose, la vérité lui ferait beaucoup trop de mal. « Je suis mort ce jour précisément, moi aussi. Pour toi. » Digne d'un grand Shakespeare, tragédie qui se transforme en quelque chose de quasi pathétique. Oh tendre comédie qui commence à prendre le dessus, nous sommes à mourir de rire. L'un veut rien dire, l'autre veut tout savoir. Deux embrayages qui peuvent aller ensemble, mais qui ne veulent pas. Ah je suis bel et bien mort, mais les soucis restent là. Ce n'est pas le pays des merveilles qui efface les blessures. Si seulement. Doux rêve que j'aimerais toucher du bout des doigts. Le vent s'écrase sur mon visage, un vent malfaisant, quelque chose nous tourne autour, attends le moment décisif pour nous sauter dessus. Nous dévorer, comme de vulgaires appâts. Mes yeux scrutent à gauche, puis à droite. Mon coeur s'emballe sans que je m'en rende réellement compte. Ni réellement la peur, ni réellement la joie. Plus cette impression de non connaissance, de vouloir voir la bête. Mais rien. Dans l'ombre, elle reste dans les ténèbres pour mieux en sortir. « Tout a brûlé. Il n'y a plus que des cendres. » Pourquoi dire ça ? Me rassurer la conscience peut-être. Surement. Des cendres du chapiteaux, cendres qui témoignent de rires fantômes, de sourires mornes et d'yeux se perdant dans le vide. Le feu, le feu, ça purifie n'importe qui. Sauf les âmes déjà rongées de l'intérieur, sauf celles qui brûlent depuis des années. Un craquement, un bruit, quelque chose. Par automatisme, mes mains me glissent dans ma poche. Cartes en main, c'est à moi de lancer le joker ? Non, pas tout de suite. Je reste sur mes gardes, pour moi, pour elle, pour nous, pour tout et rien à la fois. Dépérir, pas dépérir.
La mort, peut être comique parfois,
Mais personne ne sait en rire.


Il fit glisser le rideaux de douche. La femme qui gisait dans la baignoire était morte depuis longtemps. Elle était toute gonflée et violacée et son ventre, ballonné par les gaz et ourlé de glace, émergeait de l'eau gelée comme une île de chairs livides. Elle fixait sur Danny des yeux vitreux, exorbités comme des billes.


Dernière édition par S. Timaël Angellier le Sam 4 Aoû - 23:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: timaël ◮ rêves et cauchemars   Sam 4 Aoû - 20:07




« On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps, notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ses blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais. »

Une trahison. Rien de plus, rien de moins. C'est ainsi que je vois les choses. Je ne connaissais rien du monde, absolument rien. Juste quelques rues, quelques quartiers tout au plus. Mais je n'osais pas m'aventurer plus loin. On dit que l'homme craint l'inconnu. C'est bien vrai. Mais lui, ce fut différent. Ces quelques instants de ma vie, les derniers, je ne pourrais jamais les oublier. Cette main tendue, la rose, ses yeux. C'est ainsi que tout ça avait commencé. Je me sentais vivante à ses côtés. Ce n'était pas un risible coup de foudre, c'était plus fort. Aucun mot n'avait été échangé ce jour-là, juste un sourire. Ce moment, rien qu'à nous, n'a pas duré plus d'une minute. Un sentiment exquis pour une rencontre éphémère. Quand la foule s'est estompée, que le spectacle était fini, j'ai cru que ce n'était qu'un rêve. Tout aurait pu s'arrêter là. J'aurais pu continuer mon semblant de vie, dans le vrai monde mais sans lui. Au fond, aurait-il valu la peine de continuer de vivre ? Mais nos chemins se sont croisés à nouveau, par hasard. Et chaque fois que nous nous quittions, la mélancolie prenait place. J'aurais pu le qualifier de proche, de confident, d'ami voir d'amoureux. Mais pour caractériser quelqu'un ainsi, encore faut-il que ce soit réciproque, n'est-ce pas ? Je gardais la rose précieusement dans un vase, faisant tout pour la garder en vie, craignant que si elle ne fane, tout ça ne disparaisse. Douce ironie du sort, que la fin fut à peu de choses près le commencement. Cette main tendue, le verre, ses yeux. Et puis, le noir complet pendant une dizaine de secondes. Dix secondes infernales où les questions se choquent et s'entrechoquent. Le doute, le dégoût, la peine, la colère, la tristesse s'entremêlent pour donner un infâme sentiment d'incompréhension, ne nous donnant qu'une envie : voir cette prétendue lumière blanche pour en finir. En finir avec la vie, cette mascarade sans queue ni tête dont le seul but est de nous faire souffrir, du début à la fin. La rancoeur emplit mon coeur. Des mensonges, ce n'étaient que des mensonges. Les belles paroles sans fond. Les compliments, les rires, les discussions profondes. Qu'un ramassis de mensonges, plus vulgaires les uns que les autres parce que plus réels. Et le pire, c'est que j'y croyais. J'ai cru à tout ce qu'il me disait, jusqu'à la toute fin. Telle une pauvre idiote amourachée. Elle coule dans mes veines Et le voilà maintenant en face de moi, dans ce monde de fous. C'est de sa faute si je suis là. Je lui en veux, je lui en veux. Je lui en veux. Mais je le prends tout de même dans mes bras, l'enserrant de toutes mes forces. Telle une pauvre idiote amourachée. Parce qu'au fond, je crois bien que je l'aime ce fou. Cela fait-il de moi une folle ? Si oui, je ne crois pas que ça me dérangerais, tant qu'il est à mes côtés. Mais je ne peux empêcher les souvenirs de remonter à la surface. Mon coeur pleure. L'abominable souvenir de ces dix secondes interminables et les dix minutes trop courtes qui les ont précédés. Comme un électrochoc, je me dégage de ses bras. Je ne sais plus où j'en suis. Je suis dans tout mes états. Je ne suis qu'une épave prétendant être un paquebot. Mais le chaos règne dans ma tête. Je voudrais lui poser toutes les questions qui me passent par la tête. Enfin, j'arrive péniblement à poser la plus importante. Celle qui m'empêche de dormir, celle qui tord mon coeur de douleur quand je revois ces moments défilés dans ma tête. Pourquoi ? J'attends désespérément une réponse. N'importe quoi. Un mensonge m'irait très bien. Je ferais semblant d'y croire, j'y mettrais toute mon énergie en espérant qu'au final, je finisse par y croire pour de bon. Parce que je ne veux pas de la vérité, la vérité ça blesse. Et je ne crois pas que je pourrais la supporter. Je t'en prie Timaël, dit moi n'importe quoi sauf l'évidence. Je n'en veux pas, je te veux toi. C'est une poupée qui fait non, non, non. Je ne vois plus grand chose, je ne distingue même plus son visage tant les larmes me couvrent la vue. Tout est flou sauf deux tâches. Deux tâches bleues. Bon Sang Timaël, achève-moi tout de suite. Ne me fais pas languir. L'espoir est le pire des maux, tu ne le savais pas ? « Ce jour-là, c'était pas ... » Je guette la suite, mais elle ne vient pas. Je ferme les yeux pour retenir mes larmes mais une parvient à se glisser le long de ma joue. Je ne suis qu'une épave fissurée. Je me craquelle sous le poids de mon coeur blessé. Je ne suis qu'une âme meurtrie attendant son salut. Toute la journée, elle fait non, non, non.

C'était pas une réponse ça. Pourtant c'est bien une réponse que je te demande Timaël. Parce qu'au fond, si je pose la question, c'est que j'ai compris. J'ai compris que si je suis arrivée ici, ce n'était pas une coïncidence. Ce n'était pas le hasard ni le destin. C'était toi. Tu y pensais depuis le début ? Depuis ce jour où nos regards se sont croisés. Rien n'était réel, tout n'était qu'un ballet parfaitement orchestré. La fin était déjà écrite avant même que le commencement ne s'achève. Et moi, dans tout ça, j'ai été prise dans cet engrenage empoisonné. Telle une idiote amourachée. Elle est tellement jolie, que j'en rêve la nuit. Dis, tu crois que notre rose est toujours en vie ? Elle était pure, elle était vraie. Pas comme toi, pas comme nous. Je veux une réponse Timaël, pour atténuer ma peine. Je veux croire qu'il y a une explication rationnelle dans ton acte inconcevable. Je veux croire que tu ne te jouais pas de moi. Dis moi, n'importe quoi. C'est une poupée qui fait non, non, non. « Je suis mort ce jour précisément, moi aussi. Pour toi. » C'est vrai ce mensonge ? Mais si c'était faux, pourquoi te tiendrais-tu devant moi, hein ? Je ne sais plus si je dois te croire. Je suis perdue. Je ne veux plus de ses sentiments, ça fait mal. Je veux m'enfuir, courir, retourner chez mère, dans ma prison dorée. J'y serais en sécurité. J'aurais du l'écouter. Dehors, c'est dangereux. On tombe amoureux, comme on tombe d'une chaise, d'un coup sans même s'en apercevoir jusqu'à ce que la douleur se fasse ressentir. J'en veux plus, j'en veux plus. « Pour toi. » Ca fait mal de t'entendre dire ça. Plus mal que lorsque j'ai manqué d'air. Plus mal que lorsque je suis morte. Plus mal que lorsque j'ai compris, compris que c'était toi, qui m'avait fait ça. Ne me fais pas croire que je compte pour toi, je t'en prie. Toute la journée, elle fait non, non, non. « Tout a brûlé. Il n'y a plus que des cendres. » Le feu. Les flammes purificatrices ou les flammes de l'enfer. Lesquelles t'ont effleurés la peau ? Il y a-t-il une âme à sauver dans ce coeur froid qu'est le tien ? D'ailleurs, ma question est restée sans réponse. Je ne sais pas si je devrais te remercier ou te blâmer. Je ne sais plus grand chose à vrai dire. Je veux m'enfuir, loin, loin d'ici. M'envoler haut dans les airs et ne jamais regarder derrière. Personne ne lui as appris, qu'elle pouvait dire oui. « Je t'en veux tellement. » Je n'ai pas pu le regarder en face. Je ne veux pas voir ses yeux peinés, si seulement ils le sont. Comme si je n'assumais pas mes propres paroles. Mes dents se plantent dans la chair de ma lèvre inférieure. Mes ongles se plantent dans celle de mon bras. « Je ne sais plus si je dois te croire. » Sans même l'écouter, elle fait non, non, non. Je n'ose toujours pas le regarder, de peur de voir sa réaction. Je crains trop qu'il reste indifférent. « Je ne sais plus quoi faire du tout. » Le liquide lacrymal coule abondement. Je suis perdue Timaël. J'ai besoin de toi. J'ai peur de toi. Tout ce que je veux, c'est retourner sur cette petite place pavée. Toi, moi et tout le monde qui nous entoure. Comme au premier jour. Sans me regarder, elle fait non, non, non. Je ne l'ai pas vu venir. Je n'ai rien vu venir du tout. Ce n'est que lorsque j'ai senti la douleur à mon bras, que j'ai vu ses longues dents blanches acérées, avec à leur pointes du sang perlant au sol. Mon sang. Je ne bouge pas. Je dois faire quelque chose. Attraper mon arme, fuir. Mais non, je reste stoïque. Et là, une envie me prend, pour un quart de seconde. L'envie d'en finir, pour voir enfin cette fichue lumière blanche. Pourtant je donnerais ma vie, pour qu'elle dise oui.



∇ SUMMERTIME SADNESS.

« I remember when I met him, it was so clear that he was the only one for me. He was charismatic, magnetic, electric, and everybody knew it. I always got the sense that he became torn between being a good person and missing out on all of the opportunities that life could offer a man as magnificent as him. And in that way I understood him. »
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