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 je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

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je suis en enfer !

→ MESSAGES : 15
→ ARRIVÉ AU PAYS LE : 10/06/2012
→ AVATAR : anja konstantinova.
→ CREDITS : moi-même.
→ LOCALISATION : quelque part dans tes rêves.

FEUILLE DE ROUTE
Caractère: rêveuse, discrète, bornée, dilettante, passionnée, fatigante, maladroite, bavarde, amoureuse, lunatique, peu ambitieuse.
Inventaire: ombrelle et théière canon.

MessageSujet: je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.   Dim 10 Juin - 17:48




léopoldine alba rush

« love is dangerous for your tiny heart even in your dreams, so please dream softly. »


ÂGE: dix-neuf ans. DATE DE NAISSANCE: vingt-trois février. LIEU DE NAISSANCE: bordeaux, france. une chambre d’hôpital tout ce qu'il y a de plus banal. elle aurait voulu naître au bord de l'océan, dans un avion ou à prague. STATUT SOCIAL: fiancée, dans ses rêves. célibataire, dans sa vie. ARME CHOISIE: ombrelle et théière canon. MÉTIER: simple petite étudiante de pacotille, funambule sur le fil de ses propres rêves. TRAITS DE CARACTÈRE PRINCIPAUX: rêveuse, discrète, bornée, dilettante, passionnée, fatigante, maladroite, bavarde, amoureuse, lunatique, peu ambitieuse. CÉLÉBRITÉ: anja konstantinova.



RACONTEZ NOUS VOTRE MORT : c'est comme un trou dans mon coeur. un trou immense. un trou béant. j'ai peur de tomber à l'intérieur de mon propre corps, de mon propre vide. je m'accroche aux parois, je crie en silence. mais rien n'y fait. je glisse. doucement, je bascule. il n'est plus là. il est parti. je passe mes nuits avec les étoiles. même dans mes rêves, il peine à apparaître. doucement, définitivement, il s'efface. une seule solution : le rejoindre, où qu'il soit. je suis prête à affronter le chaos, le silence éternel, même la mort, pour le retrouver.
il fait nuit. d'ici, je surplombe londres et ses lumières. sa vie qui bat, tandis que moi, je suis déjà morte. à l'intérieur. c'est ma dernière chance. mes pieds s'approchent du vide. le vent fouette mon visage, je frissonne. mon pied droit frôle l'infini. personne n'est là pour attraper ma main. personne n'est là pour me tirer, d'un coup sec, en arrière. personne n'est là pour me réveiller, pour me redonner vie, pour me sauver. une larme solitaire se fraie un chemin sur ma joue. c'est ma dernière chance pour, peut-être, le retrouver. je dois le faire. pour lui. ses yeux, son pâle sourire. pour moi, aussi. les bras en croix, je bascule en avant, intimement persuadé qu'une ombre évadée m'a poussée.
durant une minuscule seconde, je suis prête à jurer que je vole. mon coeur renaît de ses cendres, il fait un bond dans ma poitrine à nouveau habitée. je vole. je vis. je vole. londres m'appartient. et puis, sans me prévenir, mon corps, désormais aussi lourd qu'une pierre, entame sa chute. direction le sol, dur, froid, meurtrier. je ferme les yeux, tant j'ai peur. et les secondes se transforment en minutes, en heures. dans ma tête, je tente d'énumérer ces personnes à qui je voudrais dire adieu. la boulangère. le contrôleur du bus, qui m'a souri, la dernière fois. ma rose. je suis en train de rater ma sortie. le rôle que j'ai tenu dans la pièce de ma propre vie sera donc oublié par tous. j'heurte alors le sol, dans un silence assourdissant. faites qu'il soit là. quelque part. là.

QUE PENSEZ-VOUS DU PAYS DES MERVEILLES ACTUEL ? : alors cet univers, c'est le pays des merveilles ? douce ironie, folle hérésie. le noir me fait peur - je ne tremble pas que la nuit. les autres me font peur - je sursaute au moindre bruit. pourtant, s'il faut tuer, je vous promets, je suis prête. ma théière est chargée - et même si je me brûle, souvent, j'apprends à viser au fil des rencontres inopinées. la dernière fois que j'ai utilisé mon arme, c'était contre un inoffensif oiseau-miroir. allez savoir pourquoi, mais me retrouver face à moi m'a fait réellement peur. toujours est-il que je me suis ébouillantée l'avant bras et que j'en garde une vilaine blessure. la seule chose qui ressemble à une merveille, à mes yeux, c'est lui.
la dernière fois, je crois que j'ai rêvé, mais j'ai vu le pays des merveilles, avant. ou on me la raconté, je ne sais pas trop. peut-être mon arbre qui m'a chuchoté un conte à l'oreille. vous me croirez si vous voudrez, mais c'était beau. il y avait des couleurs. des rires. de l'eau bleu, presque turquoise. depuis, je vois le monde différemment. parfois, j'y perçois même des paillettes, des odeurs de pain chaud et de roses écloses. et la nuit, je dors un peu mieux.

QUEL EST VOTRE ENDROIT PRÉFÉRÉ DANS CE PAYS ? : à la lisière du bois de tulgey, il y a un arbre. il est immense, vraiment. d'en bas, on distingue à peine les fruits rouges qui y poussent. c'est sady qui me l'a montré. c'est elle, aussi, qui m'a aidé à monter tout en haut, sans tomber. elle m'a même cueilli une pomme d'eden, dans laquelle j'ai croqué sans me poser la moindre question. ce monde est noir. ce monde est sale. mais cet arbre, c'est comme une cachette secrète : ses branches m'enserrent, son feuillage me dissimule au yeux des autres, son écorce me chuchote mille et une histoires extraordinaires. c'est comme un arrière goût de paradis en plein milieu de l'enfer. comme un minuscule rayon de soleil après des jours de ciel gris. tout là haut, je ne risque plus rien. le vide s'offre à moi dans toute sa splendeur, mais je ne saute pas. je ne veux pas. je peux rester là des heures, avec elle, ou seule. j'observe. parfois, je distingue son ombre, sa silhouette, son corps frêle au loin. alors, je descends et je me lance à sa poursuite, le coeur léger.


∆ elle est très observatrice et s'attache réellement aux détails. ∆ son accent anglais est déplorable. ∆ si elle n'était pas morte, elle aurait voulu être artiste de cirque. ∆ c'est une passionnée de littérature et de thé. ∆ elle joue du piano. atrocement mal. ∆ elle a une peur bleue de la vitesse et a failli tourner de l'oeil petite, alors que son père lui faisait faire un tour de moto. ∆ quand elle veut quelque chose, elle fait en général tout pour l'obtenir. même si cela doit prendre des années. ∆ elle fait souvent des listes. sur papier ou dans sa tête. ∆ elle voue un culte assez particulier aux papillons. ∆ elle n'a jamais fumé. n'a jamais bu une goutte d'alcool. est vierge.



Dernière édition par Léopoldine Rush le Mar 12 Juin - 10:37, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.   Dim 10 Juin - 17:51



raconte moi une histoire


Il était une fois, dans un pays fort fort lointain - la France - une famille. Cette famille était composée, comme n'importe quelle famille de conte de fées, d'une mère absolument imbuvable et d'un père prêt à tout pour satisfaire les besoins de son adorable fille unique. Parlons en, de cette fille. Déjà toute petite, elle défrayait la chronique. Sa mère - dois-je vous rappeler que c'est une mégère de la pire espèce ? - ne pouvait s'empêcher de penser qu'il y avait eu échange à la maternité. Elle ne pouvait avoir donné vie à quelque chose comme... Comme ça. Une gamine capable de regarder des papillons pendant des journées entières sans émettre un gazouillis. Une môme qui, même à deux ans, n'articulait pas un mot et ne daignait pas lui jeter ne serait-ce qu'un sourire. Une enfant qui fut, toute sa vie, incapable de faire dix mètres sur un vélo. Et enfin, cerise sur le gâteau, une adolescente qui ne s'intéressait ni aux derniers vernis à la mode, ni aux garçons. Non, décidément, cette Léopoldine ne pouvait être la sienne. C'est peut-être pour ça que la sorcière blonde quitta la maison, douze ans après avoir donné vie - dans les cris et la souffrance, comme elle se plaît à le rappeler - à son unique enfant. La véritable histoire dit qu'elle a fui avec son boss, parce qu'il était riche, plutôt beau gosse et qu'il n'avait pas de gosses. La mère si peu présente se transforma donc en mère absente et personne à la maison de sembla lui en tenir rigueur.
Le père de Léopoldine, lui, comprenait sa fille. Comme mentionné précédemment, il aimait son enfant. Bien plus que la bière, le match de football hebdomadaire ou la princesse rousse qui leur servait de boulangère. Bien plus que la prunelle de ses yeux, pour tout vous dire. Léo était la Reine de son royaume, de ses jours, de ses nuits, de ses rêves éveillés. Elle était son don du ciel, sa pépite d'or, sa cigarette pendant un bon café. C'est beaucoup, vous ne trouvez pas ? Léo et son père passait des heures et des heures ensemble. Ils se racontaient des histoires. Ils lisaient. Ils voyageaient, se cachaient sous la couette, observaient les étoiles. Ils prenaient des photos et chantaient de vielles chanson de Barbara ou de Brel les jours d'orages. Parfois même, ils passaient la nuit dans la vielle voiture rouge rangée au garage depuis des lustres et rêvaient de la route, infinie, qui pourrait s'étaler sous leurs yeux. Si ce conte est un jour adapté au cinéma, je voudrais qu'on les voit, tous les deux, rire. Je voudrais qu'une séquence entière traite des longs regards qu'ils pouvaient échanger, de la complicité qui les unissait et de la tendresse infinie qu'ils avaient, quand ils parlaient l'un de l'autre. Je pense que ça pourrait faire rêver toutes les petites filles d'Europe. Et pourquoi pas d'ailleurs ?
Enfin. Vous savez tous que tous les contes sont construits de la même manière. Les contes ne sont pas pour les enfants, non. Le drame cache le radieux soleil, à un moment ou à un autre. Ici, le voile ne pouvait être plus noir. Monsieur le père parfait était malade. Comment ça, vous voulez savoir ce qu'il avait ? Mais ça ne se dit pas, voyons. C'est trop lugubre. Bon. Si vous insistez. Cancer. ça jette un froid, n'est-ce pas ? Toujours est-il que, peu après les dix-huit ans de sa petite merveille, il ferma les yeux pour ne plus jamais les ouvrir. Et aucun prince charmant - ou princesse charmante, si vous le souhaitez - ne pouvait rien y faire. La mort, la vraie, ça ne se soigne pas.
Léo savait ça.
Léo n'était plus une enfant. Et pourtant.
Le jour de son enterrement, elle revêtu une petite robe rouge coquelicot et elle dansa. Allez savoir pourquoi. Elle dansa, encore et encore, comme pour redonner de l'entrain à la Terre entière. Pour ne pas qu'elle s'arrête de tourner, la Terre, vous voyez. Pour qu'elle garde espoir, elle aussi. Elle ne pleura pas. Pas une larme. Elle se contenta de danser, encore et encore, jusqu'à la tombée de la nuit. Elle avait l'air sérieux de ceux qui ont perdu la tête mais qui savent ce qu'ils font. Cette moue concentrée, ces yeux froncés, cette bouche retroussée, comme pour prouver que ce qu'elle faisait avait raison d'être. Et puis, elle fit ses valises et s'envola pour l'Angleterre. Vieux rêve partagé par son paternel désormais aux Cieux. Vieux rêve qu'elle était prête à vivre pour deux.
Là-bas, elle rencontra son Prince Charmant à elle. La première fois qu'elle le vit, elle ne comprit pas tout de suite. Elle ne saisit pas pourquoi, comme ça, elle avait incroyablement envie de le suivre. Pourquoi elle sentait son cœur battre, pourquoi les étoiles brillaient si fort et pourquoi elle était si légère. C'est bête, n'est-ce pas ? Si elle avait lu plus d'histoires niaises pour pré-adolescentes naïves, elle aurait compris. Mais Twilight ne faisait pas partie de ses lectures favorites. Elle se contenta donc de suivre l'Homme, en prenant soin de maintenir une distance d'une dizaine de mètres entre eux - question de sécurité, on se sait jamais.
Cette aventure de filature devint un rituel.
Elle ne savait rien de lui et pourtant, elle le suivait. Un sourire immense placardé sur les lèvres, comme pour annoncer au monde entier que, doucement, elle tombait amoureuse. Chose dont, bien sûr, elle ne se rendait pas compte, bien trop occupée à sursauter à chaque fois que l'élu s'arrêtait ou se retournait. Pas une seule fois l'idée de l'aborder ne lui avait traversé l'esprit. Pas une seule fois elle ne s'était souciée de connaître son prénom, son âge ou même sa couleur préférée. Non. Pour elle, ces informations étaient sans importance. Après tout, les Princes Charmants révèlent-ils leur secret ? Non. Voilà l'intérêt même du concept. Mis à nu, l'individu serait tout de suite moins... Charmant. Comment ça, vous n'êtes pas d'accord ? Chut. C'est mon histoire. La sienne.
Léopoldine, elle, ne connaissait que de minces détails et ça lui suffisait. Tous les jours, elle notait dans un carnet en cuir rouge, tout ce qu'elle avait appris. Le trajet du jour. Le moindre petit geste de sa proie. Et en relisant ses écrits, elle souriait, comme une enfant devant ses cadeaux de Noël. Il était son nouveau papillon, elle était prête à l'observer de longs mois durant. L'apprendre par cœur.
Mais un jour, le papillon s'est envolé. Oui. Un jour, il est parti.
Elle a mis, une fois de plus, la robe coquelicot.
Elle a dansé, encore une fois.
Mais cette fois, c'était sans la moindre trace de joie. Elle avait mal. Elle avait réellement mal. Alors, elle a écrit. Et doucement, tendrement, amoureusement, elle a compris ce qu'elle devait faire. Il fallait qu'elle le rejoigne. Il fallait qu'elle lui dise. Il fallait qu'elle l'aime, encore. En silence ou en éclats de voix, elle devait aimer.

On raconte que les contes de fées se terminent biens. J'espère pour vous que celui-ci n'est pas terminé.


HORS-JEU


PSEUDO: tigerlily. AGE: bientôt dix-neuf ans. COMMENT TROUVES-TU LE FORUM ? miamesque. COMMENT L'AS-TU DÉCOUVERT ? bazzart + une gentille fille. ACTIVITE: le plus souvent possible CODE DU REGLEMENT: alice's madness UN MOT POUR LA FIN ? fin.



Dernière édition par Léopoldine Rush le Mer 13 Juin - 9:08, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.   Dim 10 Juin - 17:53

Aaaaaaaah. :omg: Mais c'est quoi cette fille ? Elle est magnifique. :pfiouh:
Je sais pas pourquoi mais je sens que ton personnage va envoyer du pâté. :bave:
Dans tous les cas, bienvenue ici. :5:
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la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien accepter

→ AGE IRL : 23
→ MESSAGES : 713
→ ARRIVÉ AU PAYS LE : 29/08/2011
→ AVATAR : g. ULLIEL
→ CREDITS : lovely kitty.
→ LOCALISATION : la tour de l'horloge.