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 CORNELIUS COHEN ∆ sweet dreams.

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MessageSujet: CORNELIUS COHEN ∆ sweet dreams.   Sam 16 Juin - 13:11




Cornelius Ombe Cohen

« some of them want to use you ; some of them want to be used by you ; some of them want to abuse you ; some of them want to be abused »


ÂGE: Vingt-neuf ans. DATE DE NAISSANCE: Vingt-six novembre. LIEU DE NAISSANCE: Londres. STATUT SOCIAL: Célibataire. ARME CHOISIE: Parapluie & cartes rasoirs. MÉTIER: Romancier. TRAITS DE CARACTÈRE PRINCIPAUX: Protecteur. Franc. Brave. Schizophrène. Honnête. Loyal. Dément. Caractériel. Indépendant. Agoraphobe. Misogyne. Frustré. Isolé. Expressif. Cultivé. Possessif. Dominateur. Intolérant. Poli. Humble. Désespéré. Patriote. Instable. Paternel. Impulsif. Captivant. CÉLÉBRITÉ: Michael Fassbender.



RACONTEZ NOUS VOTRE MORT : « Il y a des jours, comme ça, où la chance ne nous sourit pas. Même si, en l'occurrence, je doute que le destin ait joué une quelconque importance ce jour-là. A mon réveil, je sentais déjà le goût d'une amère déception qui accaparait ma gorge. Alors, évidemment, la journée était pourrie d'avance. Je m'étais levé, bien malgré moi car étant persuadé que je n'en gagnerai rien. Et voilà que malgré toutes mes appréhensions sur cette journée de merde qui commençait, elle s'était passée sans aucun accroc. Je ne n'avais vu personne, bien étrangement. Pas même ma femme, pas même mes enfants. Peut-être ne s'étaient-ils toujours pas remis de leur enterrement prématuré. Je ne sais pas. Même aujourd'hui, j'ignore ce qu'ils sont devenus. Mais j'suis pas du genre à mélancoliser. Pas pour ça. Ce qui m'avait attristé profondément, c'était l'absence de nouvelles de Ruben, de Luther, de Seven et de tous les autres. Rien, vraiment. Pas même un mot déposé sur la table, ni une petite phrase murmurée à mon oreille. Alors je m'étais couché, encore malgré moi, après avoir tenté désespérément d'écrire quelques lignes. Et puis y'avait eu ce bruit de plancher qui craque. Ça m'arrivait souvent. Mais là, c'était différent. Pas simplement un bruit de plancher qui craque mais un bruit de plancher qui craque malsain. Alors ni une ni deux, j'avais attrapé mon couteau ; celui que je cache toujours sous mon lit, c'est plus pratique. Et puis j'avais attendu. Attendu. Attendu. Et attendu, il me semble. Le bruit avait fini par s'arrêter. J'avais reposé le couteau sur ma table de nuit. Puis ils étaient arrivés. Ruben. Luther. Seven. Alcatraz. Shakespeare. Panem. Lilith. Et tous les autres. Tous autant qu'ils étaient. Des ombres dans la nuit. Furtives et discrètes. Efficaces et ravageuses. Ils avaient tendu leur unique main vers le couteau et m'avaient poignardé. Et encore poignardé. Et encore. Et encore. Et encore. Et encore. Et encore. Et encore. »

QUE PENSEZ-VOUS DU PAYS DES MERVEILLES ACTUEL ? : « Horreur. Abomination. Atrocité. Infamie. Abjection. Monstruosité. Répugnance. Haine. Répulsion. Aversion. Non. Connerie, oui. Mes enfants sont partis. A cause de cette contrée à la publicité mensongère, à cause de cette pourriture de capharnaüm, à cause de ce pays des merveilles, mes propres enfants sont partis. Ils m'ont assassiné et leurs enveloppes corporelles m'ont quitté à jamais. Mais leurs esprits perdurent, à travers cet au-delà morbide, et je les retrouverai bientôt. Ils reviendront vers leur créateur comme les abeilles vont aux fleurs. En attendant, permettez-moi de maudire du fond de mon âme ce monde aux opposés extrêmes. »

QUEL EST VOTRE ENDROIT PRÉFÉRÉ DANS CE PAYS ? : « Les geôles. Elles restent, jusqu'à preuve du contraire, l'endroit le plus calme et le plus sain. A l'abris des plus grandes perversions perpétrées dans cet univers aux moeurs légères, elles m'apparaissent aujourd'hui comme le seul lieu capable de me rendre le peu de cohésion avec moi-même qu'il me reste. »


∆ L'isolement a fait de Cornelius un homme instable, au caractère tantôt impulsif, tantôt désespéré, totalement agoraphobe et qui confond la réalité à la fiction. ∆ Ancien romancier raté, il reste très complexé par la notion de talent. ∆ Il a tendance à fâcheusement confondre les personnes qu'il croise dans le pays des merveilles avec ses propres personnages de roman. ∆ Il s'est suicidé malgré le fait qu'il pense que sa mort résulte d'un complot fomenté par ses personnages. ∆ En dépit de tout, il appelle ses personnages ses enfants, considérant qu'ils sont "la chair de sa chair" et "le sang de son sang". ∆ Cornelius hait particulièrement les hommes et femmes que son esprit ne relie pas à un de ses personnages et arrive même à en avoir peur. ∆ Il estime, selon ses propres mots, n'avoir jamais éprouvé le moindre sentiment amoureux ; et il semble persuadé qu'il n'en éprouvera jamais. ∆ Cornelius a la jambe droite qui sautille nerveusement lorsqu'il est assis et désoeuvré. ∆ Il est de confession juive de part ses parents, même s'il n'a jamais donné énormément d'importance à la religion. ∆ Il a régulièrement des pulsions meurtrières à refouler. ∆ Cornelius prétend n'avoir jamais fait de rêve de sa vie. ∆ Ses années d'isolement, à rédiger encore et encore roman sur roman, l'ont rendu asocial et lui ont fait perdre le contact avec sa famille et ses proches. ∆ Sa femme et ses enfants ont disparu dans un accident de voiture ; Cornelius l'apprit quelques semaines après la tragédie et décida sans plus d'états d'âme que cela de tourner la page - sans mauvais jeux de mots.



Dernière édition par Cornelius O. Cohen le Sam 16 Juin - 22:17, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: CORNELIUS COHEN ∆ sweet dreams.   Sam 16 Juin - 13:12



imagine


La décadence, la vraie, elle commence là où la vie d'un être humain normal s'arrête. Les limites de lucidité d'un homme correspondent, quoiqu'on en dise, au commencement du déclin. Quand l'isolement frappe, il ne pardonne pas. Il ne pardonne jamais, d'ailleurs. On sort très rarement d'un isolement aussi dur et aussi éprouvant. Mais l'isolement ne fait pas tout. La situation commence à devenir bien plus que préoccupante lorsque les sentiments nous quittent enfin. Et quand on croit qu'on a touché le fond, c'est au tour de la folie de frapper. Elle frappera toujours, la folie. Inlassablement. C'est une drogue qu'on ne contrôle plus et dont on reste dépendant à vie. Elle frappera toujours, oui, toujours. Et quand bien même la folie ne vous suffirait pas, la démence la remplace peu à peu. Pour moi, la démence est pire que la folie. Dire que quelqu'un est fou, cela a une notion passagère ou même futile quelques fois. Dire de quelqu'un qu'il est dément, il s'agit d'autre chose. Ça plombe, la phrase comme l'ambiance. Moi, ça va plus loin encore. En dehors de l'isolement, de la privation des sentiments, en dehors de la folie ou même de la démence. Moi, c'est différent. Moi, c'est quelque chose qui ronge l'âme et l'être sans que ni l'un ni l'autre ne puisse s'en rendre compte. Moi, c'est un chancre incrusté depuis trop longtemps pour que l'on puisse le déloger. Moi, c'est le trouble.

Ils sont nombreux. Trop nombreux. Ils sont nombreux les personnages qui hantent ma vie. Trop nombreux. Trop nombreux pour les dénombrer ou même pour tous les citer.

La première petite voix à pénétrer mon esprit fut celle de la douce Lilith. Au fur et à mesure que je couchais ses mésaventures sur papier, je l'entendais de plus en plus perceptiblement raisonner du fond de mon être. Alors que je décrivais ses états d'âme quotidiens, je la sentais ou bien s'offusquer de la situation ou bien s'en amuser. Elle n'était pas du genre à prendre beaucoup de place ; elle restait une femme après tout et je n'avais à supporter que quelques unes de ses réflexions par jour. Dès l'instant où elle m'honora de sa présence, elle changea le rapport de force. Cette pauvre femelle voulut se mêler à mon existence d'une manière plus persistante. Son ombre pesait sur mon esprit chamboulé à longueur de journée ; elle l'oppressait sensuellement et le finissait indéniablement par le désirer avec haine et colère. Je sentais sa voix délicate susurrer des avances à mon oreille et son agréable parfum poudré accroché à mes tripes à jamais. L'attirance qu'elle dégageait et son pouvoir accru sur moi finit par me faire céder. Aussi longtemps que j'avais refusé de m'abandonner à elle, son courroux n'en était jour après jour que plus grand. A présent que nos âmes, faites de papier et d'essence, étaient enchevêtrées à jamais, Lilith s'apparentait à l'innocence même. Une innocence sulfureuse, mais une innocence tout de même.

La deuxième de mes créations à prendre vie fut Luther. Il apparut quelques temps après mon union à Lilith, comme un corbeau annonciateur de la mort. Il s'interposa entre deux parties de moi-même, modelant le peu d'indépendance qu'il me restait à sa volonté. Bien qu'il fut mon enfant le plus strict, je haïssais Luther. Je le hais toujours. C'est lui qui m'a assassiné. Les autres ne le voulaient pas, j'en suis certain. Il les a forcés comme il a forcé Lilith à me faire accepter l'idée qu'il allait partager notre vie au jour le jour. Les yeux doux de l'une et les menaces de l'autre me firent céder peu à peu, bien que ma réticence à ce sujet était tout bonnement immense. Sa voix pernicieuse et son ombre flottante au-dessus de ma raison me révulsèrent pendant des années, pendant toutes les années qui précédèrent mon arrivée dans cet antre des ténèbres. Il s'était imposé par la force, comme une senteur qui assujettit l'odorat et l'oblige à l'accepter.

Et puis après tout ça, après la mort et après la solitude, on est malheureux. La fureur de l'acte passée, la mélancolie nous gagne. On pardonne. On supplie. On ne veut plus avancer. La haine reste, la déception aussi, certes ; mais peu à peu le sentiment qui domine le tout s'avère être celui du regret le plus amer. (...)



HORS-JEU


PSEUDO: Ethen. AGE: 15 ans. COMMENT TROUVES-TU LE FORUM ? Splendide. COMMENT L'AS-TU DÉCOUVERT ? Bazzart. ACTIVITE: 7/7 CODE DU REGLEMENT: Alice's madness. UN MOT POUR LA FIN ? Non. Arrow



Dernière édition par Cornelius O. Cohen le Lun 18 Juin - 15:19, édité 18 fois
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le pays des merveilles, reste amoché dans ton coeur

→ AGE IRL : 24
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→ LOCALISATION : Sous les pétales … euh quelque part … dans le Jardin fleuri je dirais
PLEASE DREAM SOFTLY
SWEET SLEEPING BEAUTY
N'importe quel sot peut dire la vérité, mais il faut qu'un homme soit un peu sensé pour savoir bien mentir.


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Caractère: Naïve – Faussement cynique – Créative – Bornée – Réservée – Têtue – Minutieuse – Paranoïaque – Menteuse – Complexée – Observatrice – Cultivée – Givrée – Pointilleuse – Pétillante – Sauvage – Instable – Cireuse de pompe
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MessageSujet: Re: CORNELIUS COHEN ∆ sweet dreams.   Sam 16 Juin - 13:24

Hey ! Un ami romancier ! :ronde:
Chouette celebrité et bienvenu !!
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Voir le profil de l'utilisateur http://www.dpalternatif.com/
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la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien accepter

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→ MESSAGES : 861
→ ARRIVÉ AU PAYS LE : 02/10/2011
→ AVATAR : emily browning
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Inventaire: l'ombrelle et l'éventail métallique

MessageSujet: Re: CORNELIUS COHEN ∆ sweet dreams.   Sam 16 Juin - 14:12

Bienvenue et bonne chance pour ta fiche qui du peu que j'ai vu semble bien prometteuse. I love you