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 i adore the despair in your eyes. (TIMAËL + RAPHAËL)

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je suis en enfer !

→ MESSAGES : 41
→ ARRIVÉ AU PAYS LE : 28/07/2012
→ AVATAR : m-a. grondin.
→ CREDITS : middle ages.
→ LOCALISATION : entrain de rouler sous la table du Chapelier, faut pas trop forcer sur le thé.

MessageSujet: i adore the despair in your eyes. (TIMAËL + RAPHAËL)   Mer 8 Aoû - 18:22


i love your skin cold as ice, i love your touch cold as ice,
i love every single tears you cry, i just love the way you're loosing your life.


C'est pénible de quitter son lit, encore plus lorsqu'on sait qu'on va mettre le pied dehors et se faire courser par une dizaine de bestioles, mais c'est la seule solution pour avoir un lit digne d'être appelé ''lit''. Ce qui est encore plus pénible c'est de se promener dans ce monde étrange, être sur la défensive constamment, chercher des endroits où être tranquille, penser à faire des stocks de nourriture. La survie. Et moi qui pensait qu'après la mort c'était la mort, point final, je me retrouve bien surpris. Après la mort, on te balance dans un monde avec des armes et des bestioles et on te demande de te débrouiller. Ca me dépasse, la mort est un sujet qui me dépasse. Elle vient, vicieuse, et prend tout ce qui lui chante comme bon lui semble, sous toutes les formes inimaginables. Déjà, si cet autre imbécile ne s'était pas retrouvé dans cet incendie, je serais certainement pas mort. Et bien que je dise ça, je le sens bien, ce cœur qui n'en fait qu'à sa tête et qui se serre un peu dans mon torse, qui me rappelle qu'il est là. J'ai envie de l'arracher et de le jeter au loin, le piétiner et ne jamais plus en parler. Mais ici, personne ne me comprends, personne ne m'aide. Sans doute parce que je n'ai croisé personne encore. C'est pitoyable, on dirait un ermite. Il est temps que je bouge, que je cherche s'il y a quelqu'un d'autre, si je suis le seul dans ce foutu monde. Si c'est le cas, je me demande bien ce que j'ai fais de mon vivant pour me retrouver là seul, sérieusement, j'ai été si chiant que ça ? Il faut s'approcher de la vie, des tables retournées, des champignons géants, des fleurs égocentriques, il faut aller là pour voir des gens, sans doute. Un souffle humain, un regard, un sourire, je suis prêt à tuer pour voir juste quelqu'un. De préférence une fille. Oublions ça.
Je marche entre les différents endroits que je ne connais pas, pour la plupart, et je sens mon cœur qui s'accélère. Je suis nerveux comme si j'allais réaliser un tour devant une foule de gens en sachant pertinemment que j'allais le foirer. Pourquoi ? Je fouille dans ma poche et glisse une cigarette entre mes lèvres pour l'allumer, mes yeux rivés devant moi. La fumée m'attaque les yeux et me pique violemment. C'est décidément pas le bon jour, j'aurais du rester couché. Sauf que voilà, j'ai plus rien à manger chez moi. Et mes pas m’amènent face à une énorme tour, certainement aussi grand qu'un chapiteau, pleine d'engrenages et d'aiguilles. On peut vraiment y monter ? Ca semble putain de dangereux, et j'aimerais pas mourir une deuxième fois. Stupidement en plus. Comme la première fois, ouais. J'ai beau plissé les yeux, j'arrive même pas à lire l'heure qui est inscrite, j'ai l'impression de l'avoir vue changer de quatre heures d'un coup, mais je dois être fou. Je crois même qu'elle a pas changé de place en fait. Ce monde me détruit le cerveau, je ne sais même plus raisonné comme il se doit, je sais même plus prendre cinq minutes calmement et réfléchir. J'ai oublié comment on faisait. Je me dis bien souvent que j'ai plus rien à perdre, ça me pousse trop souvent à faire de la merde. Comme là. J'ai décidé d'y grimper à cette tour, j'ai décidé d'aller tout en haut pour m'y asseoir. Pourquoi ? Je me dis que la vue là-bas doit être imprenable, que je dois bien trouver de la vie humaine comme ça. Mais je pense trop aussi. Si ça se trouve cet endroit va être lugubre, les arbres beaucoup trop haut, je vais rien y voir et j'aurais monté les escaliers pour rien, je vais être essoufflé en haut. Pour rien. C'est ça, en ce moment j'ai l'impression de tourner en rond et de ne jamais rien faire, de passer ma vie à ne rien faire. Rien. Le néant. J'ai le cœur vide.
Je monte les marches, ça fait ploc! d'un coup. J'ai marché dans un truc visqueux, rouge... C'est... D'accord, je me sens mal, ma chaussure est pleine de sang et je sais même pas d'où ça vient, je sais même pas si c'est devant ou derrière moi, je sais même pas à qui il est ce sang putain. Alors je monte les quelques marches qui me séparent du haut parce que je flippe quand même de me retrouver coincé dans les escaliers, surtout que je sais pas me servir de mes armes, ou du moins je les ai jamais utilisées. J'attends toujours mon fusil à pompe, moi. Mon cœur s'accélère, ma respiration aussi, je me dis que ça va me tomber sur la gueule à tout moment alors j'attrape le … mais qu'est ce que c'est en fait ? Un bâton ? Un cheval ? Un cheval bâton ? Un bâton cheval ? Je ne sais pas trop. J'attrape cette chose, au cas où je dois vraiment frapper quelqu'un et j'entre dans le clocher. Ce que je vois là, c'est inconcevable. Enfin, cette scène est fausse, vous voyez, un traquenard, une illusion, tout est faux. Le Pays des Merveilles se joue de moi, je dois devenir fou à force de ne plus voir les gens. Une tonne de cadavres de bestioles qui gît là, je me croirais limite dans un cimetière, ma cigarette toujours coincée entre mes lèvres. La cendre s'envole de elle-même, alors que mes yeux se plantent sur la silhouette qui se tient près de la fenêtre. J'ai envie de rire. D'ailleurs je le fais, c'est nerveux, je peux pas le retenir, j'aimerais que quelqu'un m'achève là. Je sais que c'est faux, que c'est pas possible, qu'on me joue des tours. C'est mon cerveau qui a besoin de Lui, pas moi, alors il crée des mirages. Ce n'est qu'une chimère. Timaël, devant moi, est une illusion. Je n'ose plus bouger, de peur de casser toute l'image, mes chaussures qui baignent dans le sang, mon bâton cheval à la main et mon regard résolument planter sur lui. J'ai envie de dire une grosse connerie, une belle merde, j'ai envie de fondre en larmes, j'ai envie de crier, j'ai envie de le tabasser. J'ai envie de tout envoyer en l'air. Non, lui ici c'est impossible, il est mort, il a prit feu, son corps entier à brûlé dans le chapiteau. Mais toi aussi tu étais mort. Je sursaute. Les mots ne veulent pas sortir, ils sont coincés dans ma gorge, ils tournent en rond, j'arrive même plus à faire une phrase correcte. J'ai peur de parler et de me rendre compte que j'ai mélangé le COD avec le verbe et le sujet avec la ponctuation. Il est plein de sang. L'odeur du brûlé me revient en mémoire. Ma gorge se serre, je vais vomir. « Tu me suis jusque dans ma mort, t'as décidé de me faire chier jusqu'au bout je vois. » C'est tout ce qui sort, rien d'autre ne veux.
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la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien accepter

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