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 INTRIGUE - les pingouins albinos. ( OMEGA + RAPHAËL )

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je suis en enfer !

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MessageSujet: INTRIGUE - les pingouins albinos. ( OMEGA + RAPHAËL )   Jeu 16 Aoû - 18:24


trouver les petites huîtres
avant que le temps ne soit écoulé sur la montre,
trouver les petites huîtres en espérant que le Morse
ne les ai pas toute dans le ventre.


Des huîtres, de la vie, des jumeaux, une ravissante demoiselle. Bizarrement, dans tout ce lot d’énonciations, la seule qui me fait réagir est celle des jumeaux. Je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement, c'est plus fort que moi, comme si je ne pouvais pas tout mettre de côté et oublier. A croire qu'on tient parole, on ne se recroise plus, on évite de se faire du mal, on ne pense qu'à sois. Les Tweedle ont poussés leur appel, il n'était pas là, heureusement pour moi qui me suis retrouvé là un peu par hasard, qui me suis porté volontaire pour éviter de finir seul et dépressif dans mon coin. Je n'en peux plus de ce monde, il faut se divertir, il faut bouger, ça arrive un peu comme un signe de Dieu. Ou d'Alice, appelez ça comme vous le voulez. Ca semble tordu, complètement fou, je pense qu'on va se faire dévorer par Dee & Dum au final, ça cache quelque chose, ils étaient tellement sur le point d'éclater de rire que moi ça m'a fait flipper. Je sais pas pourquoi je me suis lancé là-dedans, au final. Mais me voilà. Les équipes sont composées, on a un indice, un lieu. Le Terrier du Lapin Blanc. Ce lieu me perturbe beaucoup, certainement parce qu'on est arrivés par là, parce que c'est ici que le monde fou a ouvert ses portes, ou encore parce qu'il y a des restes de cadavres au sol de ceux qui ont tout simplement chuté. Pas d'amortissement pour leurs chutes. On se met en route, il faut retrouver les huîtres, et puis je connais même pas la fille avec qui je suis, alors je me tourne vers elle. « Moi c'est Raphaël. » Cool, hein ? Je souris un peu avant d'arriver au terrier.
Des huîtres hein. Des huîtres. Dans tout ce bordel. Des toutes petites huîtres. Pourquoi je me suis lancé là-dedans encore ? C'est un entrepôt géant. On ne trouvera jamais rien là-dedans, j'ai déjà envie de me mettre dans un coin, dans un hamac et faire une petite sieste, mais c'est certainement pas fair-play pour la fille qui m'accompagne. Je m'étire un peu et observe les lieux, essaye de me la jouer stratégique, mais tout ce que je vois c'est un chapeau qui a l'air plutôt cool et qui m'ira certainement super bien. Je le prends et le pose sur ma tête avant de me tourner vers ma complice et lui fait un léger sourire. « Alors, les pingouins albinos hein... Tu crois qu'on nous a appelé comme ça parce qu'on est plutôt pâles toi et moi et qu'on ressemble à des pingouins ? Parce qu'on a les cheveux noirs sans doute, et qu'on est classe, tu sais on dirais que les pingouins ont des costards, on peut dire qu'ils sont classes aussi. Tu vois ? » Parler pour ne rien dire, se comprendre tout seul. C'est un peu l'histoire de ma vie. Sans attendre, je tire une cigarette de son paquet et la glisse entre mes lèvres, l'allume. Je m'approche d'un parapluie, le prend et en fait mon épée personnelle... juste histoire de pouvoir fouiller l'endroit en s'amusant un peu. Je vous jure, on s'amuse avec un parapluie. On le fait tourner, encore et encore, on éclate de rire, on a l'air con. Ouais, c'est la vie. J'ai soudain envie d'un bon thé, tout ça parce qu'il y a des tasses par terre. J'ai jamais aimé ce truc en plus, quand on y réfléchis bien. Je comprenais pas les gens à Londres, tous amassés autour de la table pour se boire une bonne tasse de thé. C'est des trucs de tapette, moi je prenais un café noir, sans sucre, sans lait, cul sec avec une clope. Ouais bon, n'abusons pas. Je le bois lentement. Et avec du sucre en plus.
« On commence par où ? » Je demande finalement en se tournant vers la charmante demoiselle, lui offre un sourire parce que je suis comme ça moi, sympa. Ou pas. Je me retourne à nouveau vers les tasses cassées, les services à thé brisés et j'en soulève quelques uns du bout de mon parapluie. Bon. Rien de spécial il semblerait. Je continue à fumer en avançant de quelques pas. L'endroit est immense, ça me décourage déjà, mais en même temps je me dis que je trouverais sans doute des trucs cools que je pourrais prendre avec moi en repartant. Comme ce chapeau. Il est vraiment cool.
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Inventaire: le Cheval Bâton et l'ombrelle.

MessageSujet: Re: INTRIGUE - les pingouins albinos. ( OMEGA + RAPHAËL )   Sam 18 Aoû - 22:22




Intrigue; les pingouins albinos.

« After the dance, I then must rest; and the eating can begin. » ► AMR
Des huîtres. Chercher des huîtres. Quelle idiotie. J’ai toujours détesté les huîtres, en plus. On nous en servait à chaque Noël, avant la dinde farcie. Les miennes finissaient la plupart du temps dans les plantes, les autres, quant à elle, se retrouvaient par mégarde sur la jolie robe à volants de ma sœur Candice. Enfin, ma sœur… Si l’on peut appeler ça comme ça. On ne partageait même pas le même sang. Elle mangeait toujours ses huîtres, elle, par contre. Mais rien que d’y penser j’en ai des crampes au ventre. Pourquoi avoir décidé de participer, alors ? Bonne question. Je présume que c’est parce que je suis au bord de la folie, en ce moment-même. Je n’avais plus croisé personne depuis au moins une bonne semaine, mis à part évidemment ces sales bêtes féroces et assoiffées de sang qui semblent me poursuivre où que j’aille dans ce pays maudit. Je crois que j’ai juste besoin d’une présence, de quelqu’un à qui parler. Je n’ai pourtant jamais été ni sociable et encore moins loquace. Et me voilà à rechercher de la compagnie coûte que coûte, quitte à en être réduite à rechercher l’un de ces mollusques visqueux et dégoûtant, tout cela en binôme avec un parfait inconnu. Et voilà que ce pays parvenait à changer un de mes traits de caractère les plus qualificatifs. C’en devenait effrayant.

« Moi, c’est Raphaël. » dit mon coéquipier en souriant, me sortant de mes pensées. Je sursaute un peu et tourne la tête vers lui. J’avais oublié qu’il était là, et qu’il marchait à côté de moi. Je lui rends son sourire et lui réponds directement, d’une voix bien trop enfantine à mon goût. « Omega, enchantée. » Je suis tentée de lui tendre le bras pour que l’on échange une poignée de main, en signe d’amitié, enfin plutôt de collaboration, mais je ne le fais pas. Si mes parents adoptifs avaient eu vent d’un tel manque d’éducation, je me serais certainement fait remonter les bretelles. Mais finalement je n’en avais plus grand-chose à faire, et ces deux tortionnaires, mythomanes de surcroît, n’étaient heureusement pas près de faire leur grande réapparition dans ma (seconde) vie. Le reste du chemin, je restai silencieuse, jetant de temps en temps un regard à mon partenaire Raphaël et souriant un peu, pour ne pas paraître trop renfermée sur moi-même, bien qu’au fond c’est ce que j’étais.

Le terrier du lapin. C’était là que notre énigme sous avait conduits. L’endroit du pays des merveilles que je m’étais juré de ne plus jamais revisiter. Maniaque comme j’étais, je ne supportais pas de voir tout ce désordre ici. Je n’étais déjà pas gâtée en arrivant dans cet endroit, mais de tous les lieux désordonnés du pays, le terrier du lapin en était de loin le pire. Comment retrouver la moindre chose ici ? Même une mère n’y retrouverait même pas ses petits. Alors nous… Même à deux, retrouver une huître s’étant cachée dans le coin me semblait bien plus qu’impossible. En plus, quelqu’un pourrait-il me dire pourquoi cette sale bête s’était sentie obligée de s’aventurer si loin de son océan chéri, pour le simple plaisir que l’on se tue à la retrouver ? Je déteste encore plus les huîtres dès à présent. Et ce sont elles qui l’ont cherché. J’observe les lieux, je fais du mieux que je peux, mais je ne trouve rien de plus qu’une dizaine de montres qui n’indiquent même pas la même heure, ainsi que des théières en porcelaine de Chine (je la reconnais à cent mètres, on en avait tout un service à la maison) et des tasses de thé fissurées, même pas lavées pour la plupart. Je me tourne vers Raphaël, qui semble, quant à lui, avoir trouvé son bonheur parmi le capharnaüm tout autour. Il se met à parler mais je ne l’écoute pas vraiment. Enfin, si… Mais je ne comprends pas la moitié de ce qu’il me débite, étant de toute façon trop occupée à fixer le chapeau qu’il s’était vissé sur le crâne. Il sourit. « Alors, les pingouins albinos hein... Tu crois qu'on nous a appelés comme ça parce qu'on est plutôt pâles toi et moi et qu'on ressemble à des pingouins ? Parce qu'on a les cheveux noirs sans doute, et qu'on est classe, tu sais on dirait que les pingouins ont des costards, on peut dire qu'ils sont classes aussi. Tu vois ? » Je hoche la tête, tentant de formuler une réponse plus ou moins compréhensible. « Je ne sais pas. J’espère qu’on ressemble pas à des pingouins. Ni qu’on est trop pâles. Ce serait vraiment pas classe, au contraire. Un pingouin on dirait que ça porte un costard, ça je veux bien, tu peux te dire que c’est classe et tout, et puis ça se met à marcher en se dandinant et c’est plus du tout élégant. » Je me tais quelques instants avant de reprendre la parole, me disant que la réponse que je venais de lui déballer manquait terriblement de classe et d’élégance, elle aussi. « Et ce chapeau vous va très bien. » Tutoyer ou vouvoyer ? Je ne sais pas. Il me semblait l’avoir entendu me tutoyer, mais j’ai vraiment du mal à tutoyer qui que ce soit. Il n’y avait qu’avec Candice que je n’utilisais pas la forme polie. « C’est une question d’éducation », ne cessait de me dire l’usurpatrice qui me servait de mère. Et bien que je la détestais quand elle disait ça, je me rends compte aujourd’hui que même tutoyer quelqu’un est devenu difficile pour moi. Ça doit faire vraiment ringard.

Je ramasse une jolie tasse de thé sur le sol. Elle est remplie de terre et un peu fêlée, mais avant de tomber dans le terrier elle devait être très jolie. Probablement peinte à la main. Je la repose au sol sans la casser et relève la tête. Raphaël se tenait en plein milieu de la pièce, parapluie à la main, cigarette à la bouche, mimant un combat à l’épée. Je ne peux m’empêcher de rire en le voyant. J’admire cette qualité qu’il semble avoir, de pouvoir faire ce dont on a envie sans se préoccuper de ce que pense celui (ou celle, en l’occurrence) en face. Je le regarde d’un air amusé, et lui demande, avec un gros effort pour le tutoyer, « Quel âge as-tu, au juste ? » Je ris encore un peu puis avance de quelque pas, jusqu’à ce que mon pied se pose sur quelque chose de plus mou que la terre au sol. Je retire vivement mon pied en découvrant qu’il s’agit d’un cadavre, à moitié décomposé, complètement désarticulé. Il a probablement dû se fracasser la colonne ainsi qu’une flopée d’autres os en tombant. Je n’imagine pas une seconde comment cela se serait-il passé si ça m’était arrivé. Pourtant, à la base, quand j’avais décidé de quitter ce monde (enfin… Pas celui-ci, celui d’avant), c’était ça que je voulais. Me jeter du toit de notre villa. M’écraser au sol dans un écœurant bruit de craquement d’os. Heureusement que j’avais changé d’avis et que j’étais passé au couteau. Je n’aurai au moins pas fini dans l‘état de ce pauvre homme, étendu sans vie sur le sol. Je frissonne un peu en le regardant puis passe à autre chose, comme si de rien n’était.

« On commence par où ? » me demande Raphaël, en souriant, encore. Je n’ai vraiment pas l’habitude qu’on me sourit, mais ce n’est pas dérangeant. Enfin, je ne crois pas. Je me tourne vers lui et hausse les épaules en guise de réponse. Je ne sais pas. Je ne sais pas par où commencer. Faut-il crier et l’appeler pour qu’elle vienne nous passer le bonjour, cette saloperie d’huître, ou bien est-elle peureuse au point de se cacher mieux encore ? Je ne sais pas. Vraiment pas. Et ça m’énerve. Je vois qu’il a toujours son chapeau sur la tête et qu’il tient encore son parapluie dans les mains. Il s’en sert pour remuer des objets au sol. Je ferais bien de m’en trouver un aussi, si je ne veux pas me salir les doigts, ou pire, me retrouver à être obligée de toucher à l’un de ces cadavres en voie de décomposition avancée gisant sur le sol. Je me frotte le visage et jette un œil sur la pièce où nous sommes censés mener nos recherches. Elle est énorme, humide, mal éclairée. Ce ne sera pas du gâteau et je suis déjà découragée. Mais après tout, on nous a promis une récompense si l’on ramenait une huître rapidement, et même si je n’y crois pas trop, ça me permet de tenir encore un peu. « Je ne sais pas… C’est tellement désordonné ici… » Je soupire et ramasse une chaîne en or sur le sol. Il y avait un prénom gravé dessus, à la base, mais il est illisible maintenant. « C’est impossible de trouver quoi que ce soit ici, à part des articles de brocante ! » Je soupire à nouveau et m’approche de l’un des murs. « Je propose que l’on ne s’éloigne pas trop l’un de l’autre, mais que l’on cherche chacun de notre côté, pour être sûrs de faire attention à tout. Enfin, c’est comme tu veux. » Je n'ai pas nécessairement envie d'ajouter que cet endroit me fait vraiment peur. Ce désordre, ce manque d'air... Mes deux pires phobies réunies dans un seul et même lieu. Je désigne du menton l’un des coins de la pièce les mieux éclairés par le trou béant au-dessus de nos têtes. « Et on pourrait commencer là, par exemple. » J’espère vraiment qu’on ne devra pas chercher trop longtemps.



N. raphaël Angellier & M-A. Omega Prior

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Dernière édition par M-A. Omega Prior le Jeu 23 Aoû - 15:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE - les pingouins albinos. ( OMEGA + RAPHAËL )   Jeu 23 Aoû - 13:10


trouver les petites huîtres
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« Omega, enchantée. » Je la regarde, la détaille et me rend compte que, merde, elle est toute jeune quand même. Je soupire un peu et détourne le regard. C'est pas que ça me désespère mais presque. Elle est toute jeune, toute petite et elle est déjà morte, moi je ne comprends pas. Je trouve que la mort c'est vraiment naze, que ça devrait pas nous tomber dessus comme ça, mais qui suis-je pour juger ? On se moquerait de moi. De plus je ne sais pas ce qu'il lui est arrivé à elle, à Omega. Si ça se trouve elle ne voulait pas vivre, si ça se trouve elle aussi avait perdu des choses dans sa vie et ne voulait plus vivre. Oh des choses. C'est si mal dit, c'est si moche, et ça me dérange... un peu. J'essaye de ne plus penser au passé, j'essaye de me concentrer sur le présent, là-maintenant, il faut chercher une huître. Pas mettre des chapeaux sur sa tête, et pourtant c'est ce que je fais. J'aimerais retourner dormir aussi, mais c'est trop demander sans doute, alors je pousse un léger soupir en voyant tout ce qui nous attend, tout ce qu'on doit fouiller. J'ai déjà envie de partir en courant. Mais quel exemple je montrerais ? Des deux, c'est sûrement elle la plus mature. « Je ne sais pas. J’espère qu’on ressemble pas à des pingouins. Ni qu’on est trop pâles. Ce serait vraiment pas classe, au contraire. Un pingouin on dirait que ça porte un costard, ça je veux bien, tu peux te dire que c’est classe et tout, et puis ça se met à marcher en se dandinant et c’est plus du tout élégant. » Je compte répondre quelque chose, amusé par sa remarque, en me retournant vers elle, mais elle me prend de court. « Et ce chapeau vous va très bien. » Elle est bien élevée, elle vouvoie, elle me fait un compliment. Je me sens un peu stupide à ces côtés d'un coup, alors un sourire maladroit dessine mes lèvres. C'est la première fois que je me fais déstabiliser par une gosse. Ca fait du bien pour l'égo. J'ai presque envie de rire, mais je me retient, ça serait certainement déplacé... Oui, sans doute. Du coup je n'ai pas le temps de répondre qu'elle me parle encore, et cette fois c'est pour se moquer de moi. Je joue avec un parapluie oui, du coup elle me demande quel âge j'ai, et genre... J'ai l'impression d'être un enfant qui a fait une bêtise, je deviens un peu nerveux et finit par rire un peu. C'est nerveux, vraiment. Elle m'impressionne, alors je finis par prendre un air détendu et hausse les épaules. C'est presque un étrange moment, mais j'ai envie de rire. Non, je ne sais pas. J'ai envie de la serrer dans mes bras aussi. J'ai envie de tout et n'importe quoi, en même temps les petites comme ça, c'est trop attachant. Que ça se moque de toi ou pas, c'est comme une petite poupée. Alors je souris à nouveau. A croire que je souris de trop, mais tant pis. C'est le Cheschire Cat, voilà. « Les pingouins ça se dandine, mais c'est mignon. » Et le pire dans tout ça, c'est que je commence à me dandiner un peu, j'ai envie de me mettre une claque. J'arrive même pas à me montrer méchant ou... j'en sais rien. Elle me fait rire et soulage un peu mon cœur, tant mieux, c'est ce que j'avais besoin après cette foutue mort.
Je porte la cigarette à mes lèvres tout en continuant à jouer avec mon parapluie, parce que bon, on s'amuse comme on peut. Je remue le sol avec mon arme ultime, je me mordille nerveusement la lèvre et coince la cigarette entre mes lèvres pour pouvoir passer une main dans mes cheveux. « Je ne sais pas… C’est tellement désordonné ici… C’est impossible de trouver quoi que ce soit ici, à part des articles de brocante ! Je propose que l’on ne s’éloigne pas trop l’un de l’autre, mais que l’on cherche chacun de notre côté, pour être sûrs de faire attention à tout. Enfin, c’est comme tu veux. » Je la regarde et hoche un peu la tête. Je trouve que c'est un bon plan. Alors je me penche pour ramasser un parapluie un peu cassé et je le lui tends. Vaut mieux qu'elle prenne ça histoire de ne pas choper une maladie ou de ne pas tomber sur une bestiole qui te dévore la main d'un coup sans que tu t'y attendes. Ca serait regrettable que mon amie Pingouin ne perde une main... déjà qu'ils sont manchots les pauvres bestioles. Je lève le nez vers le trou géant par là où on est arrivé et je me demande si on peut en sortir, si quand on remonte le trou, on peut retourner dans le monde où on est mort. Et si on y arrive, on est mort ? Ou on revit ? Je me pose trop de questions, déjà la première serait : est-ce qu'il est possible de gravir ce trou ? Ca m'étonnerais. « Et on pourrait commencer là, par exemple. » Par l'endroit le plus éclairé hein, c'est trop facile, je suis sûre que l'huître est caché dans les recoins les plus sombres de l'endroit. Finalement je jette la cigarette au sol, l'écrase d'un coup de pied et me met à marcher vers le coin de lumière là. Y a une armoire géante avec une tonne de tiroirs... Ca va être super amusant à tout ouvrir ça, oh génial. « Moi je dis qu'on a qu'à voir ça comme hm... une opportunité de trouver des objets qui nous seront utiles. Bon par contre l'armoire là tu l'oublie, je pense pas qu'à nous deux on arriverait à la sortir d'ici. Je suis pas sûre qu'elle entrerait dans l'endroit où tu dors non plus. » Je souris un peu et commence à ouvrir un tiroir, puis un deuxième. Je trouve que de la poussière, mais je reste quand même sur mes gardes, je garde le parapluie en main comme une épée, ou une batte de baseball. Je suis prêt à frapper si jamais, prêt à me défendre, à défendre Omega s'il le faut. A faire tout et n'importe quoi. Du moment qu'on se fait pas attaquer, il manquerait plus qu'on soit blessé ou qu'on meurt en cherchant une stupide huître. « Sinon j'ai ving-six ans, même si tu te moquais plus de moi qu'autre chose je pense. Mais toi, t'as quel âge ? T'es pas un peu jeune pour être morte ? » Comme si la mort faisait attention à l'âge.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE - les pingouins albinos. ( OMEGA + RAPHAËL )   Jeu 23 Aoû - 15:32




Intrigue; les pingouins albinos.

« After the dance, I then must rest; and the eating can begin. » ► AMR
Je crois que je l’ai légèrement déstabilisé en le vouvoyant. Ou en lui demandant son âge. Probablement même un peu des deux, je sais pas. Mais je voulais pas dire ça pour être méchante, moi, en tous les cas. Me moquer, peut-être, et encore, gentiment seulement. Je ne suis pas vraiment du genre à être méchante pour le simple plaisir de l’être. Enfin, si, quand même. Mais là, c’était vraiment pas mon intention. Au contraire, je voulais tenter de m’en faire mon ami. Ca peut toujours aider, dans une équipe. Si jamais on se faisait attaquer, ou un truc du genre. S’il me déteste, il risquerait de me jeter dans les bras de la bestiole pour que je lui serve de quatre heures. Alors que j’ai pas trop l’intention de mourir déchiquetée par les dents mal aiguisées des choses qui vivent ici. En gros… J’ai tout intérêt à m’en faire un ami. Et puis je ne suis pas toujours méchante non plus. Je me demande si mon ancienne famille en dirait autant, mais maintenant qu’ils m’ont lâché les basques je vois même pas pourquoi je me préoccupe encore d’eux.

En tous les cas, malgré la remarque que je viens de lui faire à propos de son âge, il sourit. C’est bien gentil et je lui rend d’ailleurs avec plaisir, mais ça répond pas à ma question. Je disais peut—être ça pour relever le fait qu’il faisait de l’escrime avec l’air ambiant, un chapeau sur la tête et un parapluie en guise de fleuret, mais j’étais sérieuse aussi. Et puis j’aime pas qu’on me réponde pas. « Les pingouins ça se dandine, mais c'est mignon. » me répond-il. Et comme si ça ne lui suffisait pas, il se met à se dandiner à la manière d’un parfait volatile bicolore. C’en est trop pour moi jet j’éclate de rire, sans trop pouvoir me contrôler. Pendant 30 bonnes secondes, je vous jure ! Je me calme enfin et le regarde, un grand sourire aux lèvres, un petit peu timide. Pas le sourire non, lui est sincère, mais j’ai envie de lui refaire une remarque, gentille hein, juste parce que je sais pas m’en empêcher, mais j’ai peur qu’à l’instar de l’autre, il puisse mal la prendre. Alors je me tais, et je me contente de continuer de sourire, fouillant un peu par-ci par-là, parce qu’il faut quand même pas oublier qu’on est là à la recherche d’un mollusque. D’ailleurs, en parlant de mollusques… Une pensée m’occupe l’esprit depuis que les Tweedles nous ont divisés en groupes et nous ont dit nos énigmes nous indiquant où commencer à chercher. Je commence à me demander si toute cette histoire ne serait pas qu’une énorme supercherie, et qu’en m’y inscrivant, j’avais peut-être (re-) signé mon arrêt de mort. « Dis, Raphaël… Comment les Tweedles peuvent-ils savoir où sont les huîtres ? Je veux dire… Tu crois qu’ils le font exprès ? » Et me voilà partie dans mes théories de complot. Ma mère (enfin, tout est relatif) me disait que j’avais tellement l’habitude de comploter dans le dos des autres, que je voyais le mal partout, croyant que tout le monde était comme moi. Alors que la plupart du temps j’avais raison. Enfin non, mais ça colle mieux avec l’histoire de dire que, une fois de plus, la mère Prior avait raconté n’importe quoi.

Il semble trouver que commencer par l’endroit le plus éclairé de la pièce est une mauvaise idée. Moi, au contraire, je prie pour qu’on la retrouve dans le coin, cette fichue huître, qu’on en reparle plus. « La meilleure manière de cacher quelque chose, c’est de l’exposer aux yeux de tous, tu ne penses pas ? » Je dois vachement le gaver avec mes phrases toutes faites tout droit sorties des livres que je lis. Mais je crois que j’ai raison. Enfin, que le livre avait raison. Je me tourne vers Raphaël, occupé à ouvrir tous les multiples tiroirs d’une énorme armoire en bois massif. Au vu de sa tête au fur et à mesure que les tiroirs s’ouvrent, il ne trouve rien d’intéressant. Moi, je m’affaire à fouiller dans une pile de montres cassées. Après tout, une huître, ça a un peu la même forme qu’une montre, si on regarde de loin. Et puis tant que je n’aurais rien pour me protéger les doigts, je ne chercherai pas ailleurs. « Moi je dis qu'on a qu'à voir ça comme hm... une opportunité de trouver des objets qui nous seront utiles. Bon par contre l'armoire là tu l'oublies, je pense pas qu'à nous deux on arriverait à la sortir d'ici. Je suis pas sûre qu'elle entrerait dans l'endroit où tu dors non plus. » Je lui souris en déposant une des dernières montres sur le haut de la pile, mon regard oscillant entre Raphaël et la grande armoire derrière lui. « Tu aurais vraiment aimé ramener CA ?! Et puis non mais y’a pas de problèmes, chez moi y’a bien assez de pla… Ah non. En fait non. » Et puis là je me rappelle que je ne suis plus chez moi, que je n’habite plus dans la grande résidence de mon immeuble, que j’habite dans une sorte de champignon géant (enfin, il est grand par rapport aux autres chapignons que j’ai déjà eu la chance d’observer, mais pour y habiter c’est pas le top) avec comme seul ameublement un lit et une table. Que je suis morte. C’est nul d’être morte. En plus, habiter dans un champignon, ça fait un peu Schtroumpf. Enfin j’sais pas, mais quand même un peu. Raphaël se penche et me ramasse un parapluie sur le sol. Il est un peu tordu, mais ça ira parfaitement pour remuer le sol. Je n’avais même pas vu qu’il était par terre. Ca me donne une petite idée de mon utilité pour les recherches de cette huître. Je murmure un merci en me saisissant de mon nouvel outil, tentée de le provoquer en duel d’escrime-parapluie. Quand je me dis que je n’aurais jamais pu faire ça avant, enfin avant que je ne meure, je me mets à penser que Raphaël et sa bonne humeur déteignent sur moi. Je ne sais pas si c’est une bonne chose, mais franchement ça m’est égal. On ne sait pas vraiment ce qui est bon ou pas dans ce pays. Ou du moins la notion du bien et du mal change à chaque seconde ici, avec l’esprit de celle qui l’a créé. Alors faut pas se casser la tête avec ça.

« Prendre des choses qui viennent d’ici, ce serait pas un peu du vol ? » Je le regarde avec son chapeau sur la tête. Il a certainement dû appartenir à quelqu’un avant d’atterrir sur son crâne. Peut-être à quelqu’un qui est mort (une deuxième fois) en s’écrasant ici. Ou au gars sur lequel j’ai accidentellement posé le pied il y a 5 minutes d’ici. Et puis, malgré mon éducation, je me rends compte que prendre quelque chose à quelqu’un qui est mort… C’est pas vraiment le voler. Au contraire, c’est utile. Si tout le monde venait faire le plein d’objets ici, l’endroit serait bien moins encombré et on aurait déjà trouvé cette huître depuis bien longtemps. « Sinon j'ai vingt-six ans, même si tu te moquais plus de moi qu'autre chose je pense. Mais toi, t'as quel âge ? T'es pas un peu jeune pour être morte ? » Vingt-six ? C’est cool d’avoir vingt-six ans et d’être si bon vivant. Parce que ça peut vous faire paraître plus jeune. Heureusement que je suis pas comme ça moi. Déjà qu’on me prenait comme une gamine partout où j’allais, si en plus je faisais 5 ans de moins, ce serait encore pire. « Quinze ans. Et je trouve que c’était déjà bien assez tard pour mourir. Mais bon, chacun son avis. » Je clos le sujet d’un petit sourire à l’intention de Raphaël, puis me retourne pour recommencer les recherches. Pas que je n’aime pas parler de moi, mais pour l’instant j’avais surtout envie de trouver cette huître, de prendre mon coéquipier dans mes bras, de rentrer triomphante chez les Tweedles et de quémander la récompense. A supposer évidemment que tout cela n’était pas qu’une supercherie. Et puis y repenser soulève une nouvelle question dans ma tête. « A supposer que cette huître se serait trouvée dans l’un des tiroirs… Comment y serait-elle entrée ? » C’est vrai. Le Terrier du Lapin se trouve vachement loin d’un quelconque point d’eau vivable pour une huître. Elle a pas pu venir à pied. Elle a pas pu se choisir un endroit douillet pour piquer un somme à l’abri des regards. Tout comme les Tweedles ne peuvent pas savoir où elle a décidé de planter le camp. Mais je m’inquiète beaucoup trop. Et puis même, si ça se trouve, les deux gros jumeaux avaient peut-être juste envie de s’amuser un peu en faisant tomber des imbéciles dans les pièges de leur petit plan foireux.

J’ai un petit doute en repensant à l’armoire. Je me penche et tente de regarder un dessous, tâtant un peu avec le parapluie. Une bague (horrible, d’ailleurs) se fiche sur la pointe, mais à part ça pas d’huître. Toujours pas. J’avance un petit peu vers le fond de la salle, ayant jeté mon dévolu sur un amoncellement de tasses et théières cassées. Je le remue un peu du bout du parapluie, ce qui produisit un bruit tout à fait insupportable. « Bien joué, Omega » je murmure pour moi-même. Je continue encore un peu mes recherches pendant une dizaine de minutes, jetant de temps en temps un regard furtif à Raphaël, tout en fouillant d’autres armoires, d’autres tasses, d’autres montres, d’autres vieilleries. Je retrouve deux trois petites choses intéressantes, mais jamais je n’en glisse une dans ma poche. Posséder quelque chose ayant appartenu à un mort, vraiment très peu pour moi. « Tu trouves quelque chose, Raphaël ? » Et plus question de le vouvoyer, du coup.



N. raphaël Angellier & M-A. Omega Prior

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[...] si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette : poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé.


MessageSujet: Re: INTRIGUE - les pingouins albinos. ( OMEGA + RAPHAËL )   Ven 31 Aoû - 18:37