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 Non, je ne partage pas. [ PV Ombre ]

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je suis en enfer !

→ MESSAGES : 13
→ ARRIVÉ AU PAYS LE : 15/08/2012
→ AVATAR : Emilie Autumn
→ CREDITS : (c) Roween
→ LOCALISATION : Peut-être derrière toi, peut-être ailleurs. Qui sait ?

FEUILLE DE ROUTE
Caractère: Rancunière - Impulsive - Solitaire - Violente - Détruite - Destructrice - Terre-à-Terre - Forte - Franche - Intelligente - Individualiste - A un fort instinct de survie - Sociopathe - Sanguine - Narcissique - Contradictoire - Bavarde.
Inventaire: Ombrelle et Glaive Vorpalin.

MessageSujet: Non, je ne partage pas. [ PV Ombre ]   Mer 22 Aoû - 18:14



C’était une sensation plus que dérangeante de se savoir mort. Du moins, ça l’était pour Mathilde, dès l’instant qu’elle l’avait réalisé. Ça n’avait pas été très long, à vrai dire. Elle l’avait compris dès que ses jambes avaient de nouveau acceptées de la porter, comme si l’accident n’était jamais arrivé. Comme si ses jambes avaient toujours été particulièrement solides. Un nouveau départ ? Hm, oui, elle aurait pu penser ainsi.. Elle pensait plus ou moins ainsi, à vrai dire.. Mais depuis l’instant où elle avait ouvert les yeux dans ce monde aussi fascinant qu’effrayant, elle n’avait que le goût acide, presque légèrement fruité de la vengeance dans la bouche. Depuis qu’elle avait compris qu’il l’avait tuée, alors qu’elle l’avait aimé à mourir.. Oh oui, aimé à mourir était le terme tout à fait exact. La preuve ; elle en était bel et bien morte. Pauvre enfant.. Et elle n’espérait plus qu’une chose maintenant. Une chose simple. Qu’il crève, le plus violemment possible. Qu’il vienne la rejoindre au Pays des Merveilles et qu’il subisse ce qu’elle avait subit. Qu’elle puisse se venger, le séquestrer et s’amuser avec sa douleur, avec sa peur. Elle ne lui pardonnerait jamais, elle le savait. Il l’avait trahie, souillée, humiliée, réduite à une pauvre chose en fauteuil roulant. Ce type ne méritait aucune pitié. L’être humain ne méritait aucune pitié. Elle avait toujours prié pour qu’une telle chose ne lui arrive jamais, pour qu’elle vive en paix, qu’elle connaisse le bonheur. Elle y avait tellement cru. Mais bordel, ce que ça pouvait faire mal de se prendre un mur en pleine face et à pleine vitesse ! L’Homme était pourri jusqu’à l’os. On ne l’y reprendra plus, ça non. Chacun pour sa pomme. Elle n’était plus aussi naïve, sa mort lui aurait au moins servit à quelque chose. Elle était bien décidée, désormais, à faire cavalier seul et à détruire tout ce qui se mettait sur son chemin. Monstres ou humains, ça ne faisait plus vraiment de différences. Mieux vaut être craint qu’être aimé, n’est-ce pas ? La pitié ne faisait définitivement plus parti de son vocabulaire. Pas plus que la confiance. Qu’ils aillent tous crever, ça lui fera des vacances..

Son glaive vorpalin dans une main et l’ombrelle appuyée sur son épaule, Mathilde marchait. Elle était sur le qui-vive, ayant échappée de peu à des bestioles très étranges qu’elle ne pouvait pas atteindre au corps à corps. Shit, foutu Pays des Merveilles ! Heureusement que ses jambes étaient de nouveau tout à fait opérationnelles. Pour sûr, elle serait à nouveau morte depuis bien longtemps si ça n’avait pas été le cas. Il fallait être malin et rapide dans cet étrange réalité, si on ne voulait pas finir déchiqueté, écrasé, mortellement piqué, mâchouillé et autre joyeuseté dans ce genre-là.. Fort heureusement pour elle, Mathilde était aussi intelligente que rapide. Un point pour elle. Comment ça, un peu égocentrique, aussi ? Si peu.. Nous dirons sûre d’elle. Le fait est qu’elle avait réussi à échapper à une attaque et qu’elle avait fini par se mettre à marcher, le souffle court. Elle ignorait totalement où elle allait et, à vrai dire, elle s’en foutait. Elle devait juste marcher, rester en mouvement.. Et trouver à manger avant d’avoir faim ! Elle ne supportait plus la faim.. Réellement plus.. Marche, petite Mathilde, marche.. Marche, la tête baissée, dans tes pensées. Savoure le calme, savoure tes pas, savoure.. Que.. Quoi ?! Avait-elle tant marché pour se retrouver ici ? L’île de la simili-tortue.. Hé bien soit ! C’était absolument parfait ! Posant son ombrelle dans le sable, quelque part où elle pouvait facilement le rattraper, la femme entreprit d’aller pêcher au moins un poisson. Autant manger avant que le ventre ne gargouille, quitte à le faire exploser. Mieux valait souffrir d’un ballonnement que de la famine, elle en savait quelque chose ! Le glaive fièrement dressé au-dessus de sa tête, Mathilde attendit le bon moment pour frapper.. ET BIM ! La lame se planta dans un poisson qui essaya en vain de fuir, aussitôt amené hors de l’eau. Et ce fut avec un certain sadisme que la Française le regarda agoniser doucement. Elle prit un malin plaisir à le décapiter et à jeter sa tête non comestible dans la mer, à la vue de ses congénères.. Qu’ils souffrent, comme elle avait souffert. Qu’ils la craignent, qu’ils se cachent. Telle était Mathilde Bauffory, une femme cruelle. Elle ne pu s’empêcher de sourire à cette pensée, doucement.. Avant de se lever pour aller chercher quelque chose, n’importe quoi, pour faire cuire la chaire de sa pauvre victime.. Et ses pas la guidèrent tranquillement jusqu’au bateau fantôme dans lequel elle pénétra sans se soucier des légendes. Elle trouva finalement son bonheur sous la forme d’une lampe à huile qu’une simple étincelle provoquée par la friction de deux cailloux pouvait allumer.. Et la voici partie, à lutter pour se faire un maigre repas. Jusqu’à ce qu’un bruit ne la fasse se redresser brusquement, son arme tendu devant elle.

« Montre-toi ou je viens te chercher » hurla-t-elle. « Et je ne rigole pas ! Si tu es humain, donne moi ton prénom et dis-moi quelle arme tu possèdes. Sans ça, je te tue immédiatement et on ne retrouvera de toi qu’un corps sans tête ! »

Qu’on lui coupe la tête, pensait-elle soudainement.. Quelle idiote pensée. Mais le fait est qu’elle ne bougeait pas, tenant une position offensive sans pour autant aller à la rencontre de la personne – ou la chose – qui venait ainsi troubler son repas..
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