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 phileas ◮ paroles amères

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la mort imprévue fait partie de la vie, il faut bien accepter

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WHERE IS MY MIND ?


FEUILLE DE ROUTE
Caractère: timide, intelligente, discrète, fragile, peu bavarde, triste, tenace, appliquée, douce-amère, délicate, dévouée, minutieuse, juste, acerbe, sensible, vigilante, ignorante, docile, introvertie, candide
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MessageSujet: phileas ◮ paroles amères   Ven 24 Aoû - 9:51




« Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »

L'obscurité vous enlace de ses bras glacés tellement rapidement... Le silence pèse sur vos sens affûtés. L'inconnu vous guette, l'adrénaline vous prend. La peur est une merveille du cerveau humain. Elle vous prend au tripes, vous dévore de l'intérieur et plonge votre subconscient dans les abîmes de l'angoisse. Et dans un élan sadique, on y prend goût. Les films d'horreur, les virées au cimetière de nuit, les séances de spiritisme, tout ça pour quelques misérables frissons. Non, la peur la plus violente, la plus féroce, c'est celle qui débarque sans prévenir, la nuit, dans l'obscurité la plus totale quand vous êtes seul. L'homme craint ce qu'il ignore. Oh oui. Ses machines, les scientifiques, les experts, rien ne peut prédire ce qui peut surgir de l'inconnu. Car c'est étranger à notre savoir. On ne sait jamais quand une créature peut sortir des tréfonds pour nous attaquer. Alors, on attend, on trépigne, on reste sur nos gardes, en attendant que la lumière nous éclairent à nouveau. Pendant ce temps, nos yeux tournent dans tout les sens, en vain, car l'obscurité les empêchent de voir au delà de cinq mètres plus loin. Nos oreilles sont attentives au moindre bruit et nous font sursauter lorsque l'on marche sur une brindille. Nos doigts effleurent l'arme à nos côtés, prêts à la dégainer à la moindre offensive. Notre langue devient pâteuse, notre respiration haletante. Et on continue de marcher, parce qu'une cible immobile est une cible facile. Appoline savait qu'elle aurait dû rentrer avant la tombée de la nuit au village, surnom donné à des champignons géants qu'on avait éviscérés pour en faire des prétendus logements. Mais elle avait été prise dans ses pensées et avant même qu'elle ai remarqué les dernières lueurs orangés du soleil couchant, l'obscurité avait pris place. Omnibulée par ses pensées, par lui, ici, par les paroles échangés, par tout. Pauvre idiote amourachée, c'était le cas de le dire. « eh bien dis donc, Appoline, regarde dans quel état il t'a mise... » Elle tourna la tête à gauche brusquement et crut apercevoir pendant un quart de seconde une redingote disparaître derrière un arbre, mais l'obscurité devait lui jouer des tours. « un vrai fiasco. » Affolée, elle tourna alors sa tête vers la droite, plissa les yeux pour apercevoir quelque chose entre les arbres qui l'entouraient, en vain. « c'en est même pathétique. » conclut la voix avec une pointe de sarcasme. « Tais-toi, Bernie, tais-toi ! » Des oiseaux s'envolèrent d'un arbre, effrayés par le bruit. Appoline commençait à avoir la tête qui tourne. « Vas-t'en, s'il te plaît... » murmura-t-elle. Sa blessure au bras lui faisait de nouveau mal. Peut-être n'était ce que son entaille profonde qui l'avait fait halluciné... Celle-ci la démangeait mais elle s'abstient de gratter la plaie, couverte par un bandage. Une fois qu'elle eu reprit ses esprits, elle s'éloigna le plus vite possible d'ici, en jetant un dernier coup d'oeil au profondeurs du bois. Elle en avait marre de ce monde, elle voulait partir, s'enfuir, disparaître, mourir pour de bon. C'était un pays de fous, une torture à petit feu pour vous voir sombrer dans le folie, doucement mais sûrement. Le processus était en marche. Misérables pions que nous sommes, nous sommes joués de force dans la partie. Et un jour viendra l'inévitable échec et mat où nous perdrons la tête. Sauf que la vie continue après l'échec et mat. Alors, elle continuera, dans la déraison. Saleté de pays des merveilles, c'est une abomination, une prison. Une nouvelle cellule pour l'esprit d'Appoline. Ses pas se firent de plus en plus rapides jusqu'à que ses pieds quittèrent le sol. Elle courait, elle courait à en perdre haleine. Il fallait qu'elle retourne dans ce soit-disant village, retrouvé son semblant de lit, il fallait qu'elle dorme pour s'empêcher de penser. Et là, elle perdit pied.

Le sol était devenu si mou que son pied était passé à travers. Et maintenant, il y était coincé. Appoline s'appuya au sol avec ses mains pour tenter de faire levier mais ses mains commencèrent à s'enfoncer dans une substance particulière. Elle les retira brusquement, ce qui ne fit qu'entraîner son pied un plus profond dans la vase. On ne voyait pas grand chose, il faisait nuit noire au pays des merveilles. Les arbres et leurs ombres inquiétantes entouraient la prisonnière. Un bruissement se fit entendre un peu plus loin. Un frisson parcouru la colonne de son dos d'albâtre. Ce n'était sans doute qu'un animal inoffensif mais Appoline, prise d'une angoisse grandissante, commença à remuer sa jambe violemment pour la dégager de la tourbière. Grossière erreur. Son pied s'était dorénavant enfoncé au delà de la cheville. Appoline tâta le sol à ses côtés et finit par tomber sur un amas de plantes robustes et hautes qu'elle ne sut identifier. Elle attrapa les joncs à deux mains et poussa de toute ses forces. Mais rien n'y fit. Lorsqu'elle relâcha sa prise, elle se sentit glisser davantage. Elle remua sa jambe, paniquée à l'idée de se coincer davantage. Elle finit par s'arrêter lorsqu'elle constata qu'elle était maintenant coincer jusqu'au milieu du mollet. La jeune fille tenta alors de réfléchir à sa situation. Elle n'avait même pas regardé où elle allait. Et elle avait finit dans les marécages, en pleine tourbière. Coincée. Ah ça non, Appoline n'avait pas été très intelligente sur ce coup là. Je dirais même que ça avait été de la connerie pure et dure. « bon sang ! » On lui avait raconté des choses sur les marécages. Un homme est mort ici, parce qu'il est resté piégé dans la tourbière, tout comme elle. Toutes les nuits, il revenait à la vie pour tué toute personne qui avait été aussi sotte que lui. On l’appelait le Condamné. Et voilà qu'Appoline a crié un bon coup, histoire de signaler sa présence. Autant crier « Eh, oh, monsieur le meurtrier, je suis coincée, je suis vulnérable et sans défense, la proie parfaite ! », cela revient au même. « Tu te mets toujours dans des situations cocasses hein... Le Bandersnatch et maintenant le Condamné... Tu veux vraiment mourir jeune toi ! » Appoline ferma les yeux d'exaspération. Elle n'osait pas parler et demander à Bernie de l'aider à remonter à la surface, de peur que l'affreux personnage ne l'entende. Et puis, après tout Bernie ne pouvait pas grand chose pour l'aider et n'en avait sûrement pas envie. « Je vois déjà ta pierre tombale : Appoline Baudelaire ; une jeune fille aimante, sotte et suicidaire. » Elle serrait les dents si forts, que sa mâchoire la faisait souffrir. Il avait toujours été sarcastique mais ça s'était empiré depuis son retour. Il lui en voulait, c'était sûr. « deux enterrements, en moins de quelques mois, tu fais fort pour une revenante. » Charmant, vraiment charmant. « Bon, je te laisse, quelqu'un arrive. Allez, salut ! » Paniquée, la jeune fille rouvrit les yeux. L'homme avec la redingote avait déjà disparu, elle ne distinguait plus rien dans l’obscurité ambiante. Alors comme ça, il allait la laisser mourir, seule, dans le noir, sans aucun état d'âme ! Elle se débattit, dans l'espoir de se dégager alors qu'elle savait pertinemment qu'elle ne faisait qu'aggraver la situation. De toute façon, elle serait morte dans les prochaines minutes, alors elle pouvait toujours faire semblant d'essayer. « Bernie, reviens ! »



∇ SUMMERTIME SADNESS.

« I remember when I met him, it was so clear that he was the only one for me. He was charismatic, magnetic, electric, and everybody knew it. I always got the sense that he became torn between being a good person and missing out on all of the opportunities that life could offer a man as magnificent as him. And in that way I understood him. »
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nous sommes tous fous

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des chaussures de course haut de gamme
et une boussole fiable
si je ne sais même pas
tenir la carte dans le bon sens ? »


FEUILLE DE ROUTE
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MessageSujet: Re: phileas ◮ paroles amères   Sam 25 Aoû - 21:15

Paroles amères.
Ft. Appoline & Phileas

J'avais entendu dire, de mon vivant, que les gens qui ont les yeux bleus voient mieux dans le noir que ceux qui ont les yeux bruns. Est-ce que c'était vrai, franchement, j'en avais rien à foutre. Toujours était-il que j'avais les yeux verts. Alors ça voulait dire quoi ? Que la nuit, je voyais un peu mieux que les yeux bruns, mais un peu moins que les bleus ? Peu importait, la nuit, ici, toute façon, je m'arrangeais pour me trouver un coin tranquille ou personne ne viendrait m'emmerder, et j'essayais de trouver le sommeil, parce que j'avais rien du tout pour m'éclairer. Pas le moindre briquet, la moindre allumette, la moindre souche sèche dans ce bois humide, mais par dessus tout, pas la moindre compétence en tant que scout ; les feux de camp et les stages de survie en pleine nature, très peu pour moi, même si maintenant j'étais bien contraint d'y venir, aux stages de survie. C'est ce genre de détails auxquels les gens ne pensent jamais, quand, par exemple, ils vont camper en pleine nature. Si on est dans l'incapacité de faire du feu, ben ma foi, faut s'adapter à la lumière naturelle, et adopter le rythme de vie, c'est bien malheureux, d'une poule. Alors je vivais, ou plutôt, je mourrais poule. Je n'avais pas d'autre choix que de me réveiller en même temps que le soleil, et de me coucher en même temps que lui. C'était une fatalité à laquelle j'avais fini par me résigner. Dormir tout le temps à la belle étoile, crever de froid la nuit, avoir faim, soif, se sentir dégueulasse, tout ça, je l'avais plus ou moins accepté, ou plutôt, j'avais refoulé ces douloureuses pensées dans un coin de mon esprit, pour éviter de penser à toutes ces choses qui me faisaient profondément chier. Des fois, j'aurais vendu mon bras droit pour un lit, de quoi bouffer, ou une bonne douche. Malheureusement, ici, personne ne proposait ce genre de troc.

Bon. Je pensais à tout ça, parce que je n'arrivais pas à dormir. J'étais monté sur un arbre (j'en vois déjà rire, mais rira bien celui qui se fera bouffer en dernier), et calé entre deux branches, je pensais à tout un tas de choses. Ma mort, sa mort, leurs morts, Londres, les fins de mois, ma mort, mon ancien appart', les gens débiles que j'avais croisé ici, ma mort, des regrets, ma guitare, ma mort, et à quel point je détestais le monde entier. Je crois me souvenir que je n'étais pas trop loin du "Village champignon", cet espèce de nom ridicule qui désignait un ensemble de mal-nourris auxquels je n'avais pas envie de m'intégrer pour ne pas avoir à partager le peu dont je disposais, et assez près, selon moi, des marécages, mais comme mon sens de l'orientation laissait à désirer, peut-être que j'étais complètement à côté de la plaque. Enfin, je ne tenais pas spécialement à tester mes connaissances en matière de repères ce soir, il fallait être fou pour se déplacer ici de nuit, dans une obscurité presque totale. La nuit avait quelque chose d'inquiétant, enfin je veux dire encore plus que le jour, mais ça paraissait logique en un sens ; comment rester calme dehors pendant la nuit, alors que n'importe quelle bestiole (ou humain, allez savoir) qui vous tombait dessus ne demandait qu'à faire de vous un bon steak ? Alors je ruminais mes pensées, priant pour trouver le sommeil le plus rapidement possible. Mine de rien, la nuit était tombée très récemment, après peu de jour (car n'oublions pas que les jours n'ont pas la même durée, hum), ce qui signifiait que je n'avais pas pu faire grand chose de ma journée, ni marcher, presque pas manger, et donc, je n'avais pas eu le temps de me fatiguer. Et, même sans ça, ce pays m'épuisait et m'usait, sur le plan mental aussi bien que physique. J'étais sans cesse à cran, et c'était tellement devenu un état tellement habituel que je finissais complètement blasé, désagréable, vénal, et j'en passe.

Pourquoi je restais dans ce bois, moi ? Je ne l'aimais pas. Je n'aimais rien, ici, mais spécialement pas ce bois. Avais-je été pris au dépourvu devant la nuit tombante ? Sans aucun doute, c'était la seule explication possible. « Tais-toi, Bernie, tais-toi ! » Voix féminine qui venait d'en bas. Génial. Embrumé dans mes pensées, et dans le sommeil qui commençait lentement à gagner tout mon corps, l'information mit du temps à arriver au cerveau. Bernie ? Qui était Bernie ? Et plus encore, qui était cette fille ? « Vas-t'en, s'il te plaît... » Ce n'était tout de même pas à moi qu'elle parlait ? Je n'entendais personne d'autre. Seulement les bruits d'une seule personne, simplement un craquement de brindilles à la fois, se manifestant à intervalle régulier, qui s'éloignait de plus en plus. Deux personnes font plus qu'un craquement de brindilles dans un bois. Elle semblait avoir des ennuis. A la limite, c'était pas mon problème. Mais je connaissais cette voix. D'où, je ne savais pas. Une chose était sûre, au moins, je l'avais déjà entendue. Ma mémoire me faisait défaut, une fois encore. Curiosité ? Altruisme ? Ennui ? Mettez ça sur le compte de ce que vous voulez. Je la suivit, discrètement. Je connaissais sa voix, j'en étais sûr, absolument sûr, aussi sûr que j'étais pas fatigué. Et elle avait des emmerdes. Je n'étais pas le genre de type qui regarde une nana se faire agresser les mains dans les poches. J'avais peut-être tous les défauts du monde, mais ça, on ne pouvait pas me l'enlever, des fois, j'étais pas une ordure.

Bien sûr, j'aurais dû l'appeler. Héler un nom, qui n'aurait pas été le bon, ou n'importe quoi. La faire se retourner, la débarrasser du Bernie en question, si Bernie il y avait, et papoter tranquillement après ça pour découvrir d'où je la connaissais. Bien sûr, que j'aurais dû faire ça. Mais non, je ne le fis pas. J'aurais pu éviter quelques petits désagréments. Mais non, non, sur le coup, j'avais préféré le scénario film d'horreur, le scénario où le mec suit la nana la nuit dans les bois, au scénario qui ne présente pas d'incohérence. J'étais incohérent, encore quelque chose que je pouvais rajouter sur la longue liste de mes défauts. Mais la mort ici bas n'était-elle pas un gros scénario incohérent ? Fallait pas s'étonner que je fasse des trucs dénués de sens, et que ma raison en prenne un coup.
Je prenais garde à faire le moins de bruit possible. J'essayais de la rattraper. J'avançais les mains devant, comme si j'avais été un aveugle sans son chien. Des fois, je sentais un arbre du bout des doigts, alors je bifurquais, et j'écoutais attentivement le bruit de ses pas pour ne pas la perdre. J'arrivais à peine à distinguer les ombres, il faisait trop noir, bien trop noir, comme une nuit sans lune, sans rien pour émettre le moindre petit rayon de clarté rassurante. Elle ne s'arrêtait pas. Parfois, j'arrivais à m'approcher plus près d'elle, parfois, c'était elle qui prenait de l'avance. Et pourquoi je faisais ça ? Je devais me sentir trop seul depuis quelques jours, n'ayant pour cause aucune compagnie, pas même celle de ces satanés bestioles qui pullulaient habituellement. J'avais eu trop longtemps la paix, c'était peut-être pour ça. Inutile de chercher midi à quatorze heures.

Finalement, j'aurais souhaité avoir des yeux bleus. J'aurais pu mieux voir ce qui se tramait. En avançant un peu au hasard, je n'avais aucune idée d'où je mettais les pieds. Mais l'avantage de perdre un sens, c'est que les autres se développent de façon radicale. En quelque sorte, j'avais perdu la vue. Alors, mon ouïe s'affinait, mon toucher se sensibilisait, et pour ce qui est du goût et des odeurs, j'm'en foutais un peu. Alors dès l'instant où j'avais avancé mon pied dans une terre plus meuble, presque dans ce qui ressemblait à des sables mouvants, je m'étais immédiatement rabattu là où je ne risquais pas de m'enfoncer. Mais ce n'était visiblement pas le cas pour tout le monde. « bon sang ! » J'en revenais pas. Comment pouvait-on être aussi imprudent ? Que faire, que faire ? Je n'avais rien du chevalier servant. Et puis, dans l'obscurité presque totale, je n'allais pas lui sauter dessus comme ça. Ça ne se faisait pas. J'avais pas l'intention de lui faire déclencher une crise cardiaque, j'avais déjà bien assez de soucis comme ça. « Bernie, reviens ! » Ah, encore ce Bernie. Elle voulait quoi, au juste ? Qu'il décampe, ou qu'il revienne ? Quelle sale jeune. Elle se servait de Bernie quand cela l'arrangeait. Que faire, que faire ? Tenter la discussion ? Oui, mais elle étant dans de sales draps. Et puis, où était donc ce fameux Bernie ? Je commençais à me demander s'il ne s'agissait pas d'un mauvais tour de la part de son esprit, puisque, je me rendais à l'évidence, mis à part nous deux, il n'y avait PERSONNE. Alors, je m'appuyais contre l'arbre le plus proche. Il fallait déjà que j'en sache plus à propos dudit Bernie avant de faire quoi que ce soit. « C'est qui, Bernie ? Faut savoir ce que tu veux. Il est où ? Mis à part toi et moi, je ne vois personne. Il doit être perdu, le pauvre. » C'était pas sympa de ma part. Je la regardais sans rien faire, accoudé à un tronc. Bah, si elle ne voulait pas mourir, Bernie serait là, sans aucun doute.
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❝PHILEAS SWANN ORWELL❞
c'était là encore une expression de sa fabuleuse faculté d'embellir la réalité. je lui envie, ce don. pour ma part, j'ai plutôt tendance à me dire, quand un bébé sourit, que c'est un réflexe. une étoile qui file n'est sans doute qu'un satellite télé naufragé, le chant des oiseaux est rempli de menaces envers les intrus, et Jésus n'a probablement jamais existé, en tout cas pas à cet endroit et à cette époque.
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