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 marche ou crève.

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je suis en enfer !

→ AGE IRL : 23
→ MESSAGES : 9
→ ARRIVÉ AU PAYS LE : 29/08/2012
→ AVATAR : rozanne verduin.
→ LOCALISATION : partout.

MessageSujet: marche ou crève.   Mer 29 Aoû - 18:07



ephir viveka dagmaer

ave maria, gratia plena,
dominus tecum,
benedicta tu in mulieribus,
et benedictus fructus ventris tui Jesus.
sancta maria mater dei,
ora pro nobis peccatoribus,
nunc, et in hora mortis nostrae.
amen.


ÂGE: dix-neuf ans. DATE DE NAISSANCE: trois décembre. LIEU DE NAISSANCE: forêt suédoise. STATUT SOCIAL: seule. ARME CHOISIE: glaive vorpalin. MÉTIER: garde chasse. TRAITS DE CARACTÈRE PRINCIPAUX: troublée, sauvage, solitaire, torturée, folle, mauvaise, curieuse, faible. CÉLÉBRITÉ: rozanne verduin.



RACONTEZ NOUS VOTRE MORT :
Et si seulement être n’était qu’un verbe et non un homme corrompu par la plèbe. Un homme de chair, qui serre, serre ton cou jusqu’à l’ultime frontière.

Troisième jour. L’eau commence à manquer, je ne touche plus la neige depuis qu’elle m’a rendue malade. J’ai le sang gelé, je chasse pour me réchauffer. J’ai mangé du lapin, c’est un de moins qui ne mangera pas mes restes quand le vent aura eu sa revanche. Mon abri tient toujours, ce matin j’y ai ajouté quelques branches du sapin surplombant ma grotte, espérant ainsi couvrir ma peau de la neige. De mes trois couvertures, deux persistent, j’alimente le feu de la dernière qui me sert également de pansement pour mes nombreuses coupures ; qui aurait cru que la forêt pouvait être aussi impitoyable ? Je ne sais plus l’heure qu’il est, ici le soleil est continuellement caché, la lune est ma seule évasion, je n’en peu plus des étoiles, c’est neige, neige et neige. J’ai prié sans foi, cent fois. Souvent, je me demande ce que je fais là. Pourquoi avoir fui la chaleur de mon bois, la lumière de mes bougies, le silence et ma chaleureuse solitude. C’est la saison des loups, déposer les restes d’un repas sur le pied de ma porte et les regarder là. Ils me reconnaissent, après tout je suis la seule qu’ils aient vue.
Je me demande ce qu’est l’amour. Je me demande si les chouettes me regardent quand je dors. Cinquième jour plongée sous les conifères, je tien bon, suis-je une suicidée ?

Sixième jour. Ce matin j’ai vu le soleil se lever sur un lac gelé. Ma tente de fortune est tombée dans la nuit, je cherche une grotte démunie d’ours. J’ai compté les biches sur mon chemin, l’hiver est plus fort qu’hier. Les oiseux se cachent, je ne connais pas la bête qui les effraie. Le jour qui n’arrive pas, c’est bien celui-ci. J’ai marché longtemps vers le nord, je m’enfonce, je sais maintenant que je ne pourrai plus rentrer et que cette forêt que je connais par cœur m’a faite prisonnière. C’est un sentiment confus qui s’insinue dans mes veines, celui d’enfin lui appartenir, toucher le bout, demain je saurai tout. Pour l’instant j’apprends la vie en me nourrissant de la mort.
Mes pieds sont gelés, je bouge avec peine, je sais que je ne dois plus dormir sous peine de ne plus me réveiller. Et alors, alors j'ouvre les yeux. Soudain, les arbres muent immeubles. Et le vert des sapins tourne au rouge brique. Le ciel n'est ni blanc ni noir, il est gris. Derrière moi, l'étendue gelée s'appelle la Tamise. Il n'y plus de loups, plus de chouettes, plus d'ours, plus de lapins ni d'oiseaux. J'ai froid, à demi morte sur le trottoir, l'oeil hagard, perdue dans l'immensité de ma forêt abandonnée, je revis mon dernier voyage. Mon rêve tourne au cauchemar lorsque je réalise ma bêtise, si la Suède était un songe, la forêt, ma survie dans cette nature qui était mienne, alors Londres est bien réelle.
Entre la vie et la mort, l'inconscient prend le dessus.
Je suis morte dans la rue.

Il n’y aura pas de septième jour. Et une page aussi blanche que la neige qui entoure mon corps inanimé. A vouloir m’isoler du monde, je suis morte au pied d’un sapin sans aiguilles : on l'appelle magasin, devanture avenante, couleurs chaudes et matières inconnues. J’ai fuis le sauvage pour la civilisation, Londres, une ville au hasard piochée dans l'encyclopédie ancestrale de ma cabane si loin maintenant. J’ai cherché mes limites sans jamais les trouver, j’ai marché vers le nord jusqu’à en perdre la tête, je suis née seule comme je suis morte, ici, chez moi. Au milieu des arbres, du froid, des loups et des fous. Au milieu du monde, de mon incompréhension, de ma frustration et de ma folie.

QUE PENSEZ-VOUS DU PAYS DES MERVEILLES ACTUEL ? : merveilleux ? question de point de vue. ce qui est merveilleux pour untel sera cauchemardesque pour l'autre et inversement. ce n'est pas parce qu'Alice, la grande Alice décide que son pays est merveilleux qu'il le sera pour tous, et alors qu'elle lutte contre la mort, il n'en est pas plus cauchemardesque. subjectivité. non, ces allés venus entre ce que la norme appelle - stupidement - le bien et le mal ne sont pas dérangeant, bien au contraire, c'est à chacun son tour, chacun son jour. et tous un matin, trouverons notre fin. (alice débloque)

QUEL EST VOTRE ENDROIT PRÉFÉRÉ DANS CE PAYS ? : l'endroit où l'on ne me trouvera pas. (que je n'ai d'ailleurs pas encore trouvé moi même)


∆ si viveka était une couleur, elle serait transparence. ∆ si viveka était animal, elle serait louve. ∆ si viveka était raisonnable, elle serait vivante. ∆ si viveka avait un couteau, elle serait coupure, écorchure et blessure. ∆ si viveka était une saison, elle serait l'hiver. ∆ si viveka était une prison, elle serait l'enfer. ∆ si viveka était humaine, elle serait souvenir. ∆ si viveka était une ombre, elle serait celle de la neige. ∆ si viveka était un chiffre, elle serait le plus petit. ∆ si viveka était un jouet, elle vivrait parmi nous.



Dernière édition par E. Viveka Dagmaer le Dim 2 Sep - 21:00, édité 18 fois
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je suis en enfer !

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MessageSujet: Re: marche ou crève.   Mer 29 Aoû - 18:08



raconte moi une histoire


Il y avait au loin, une maison de rondins. Une maison de bois, tiède, soufflant du toit la chaleur de l’hiver. Poussée éphémère vers la lisière. Pardonnez-moi ? Il y avait plus loin, un chemin de pierre, qui menait jusqu’à la rivière. Et le cri des oiseaux, les cerfs, les lapins trop gris. Il y avait au sommet, de la cime du plus imposant des arbres, la chouette, qui observait. Pardonnez-moi ? Et le souffle du vent comme une tempête muette sur le versant blanc de la montagne imaginaire. Puis de temps en temps, subtil étonnement, le bruit d’un enfant. Un enfant qui chantait, riait, dansait dans le froid, bercé de sourdes mélodies, l’enfant roi.
Elle ne savait que s’excuser. Sa vie était un pardon, un pardon lourd de sens qui s’excusait du péché. Un pardon, mutisme d’une femme qui avait trop perdu.
Pardonnez-moi ?
Tore Dagmaer est morte un dimanche, jour saint.

Tore Dagmaer était une femme blanche. Terne, de peau, de cheveux, de visage, de regard et de cœur. C’était une mère sans l’être, une mère avortée, avec pour cri une unique prière. Elle est morte sans salut, se cachant derrière un buisson pour lâcher son dernier soupir, son unique sourire. Viveka Dagmaer n’avait que douze ans, et pourtant. Elle savait déjà qu’il ne fallait pas pleurer, que la mort était un adieu, qu’il laissait la place aux vivants et que cette personne en moins permettait l’existence d’une personne en plus.
Alors Viveka Dagmaer ne pleura pas.

Elle vit seule, dans sa cabane, entre vent, neige et loups. Elle ne parle que peu, elle écrit, puisque parler dérangerait son silence. Elle est muette par inadvertance. Alors parfois elle chante, des chansons inconnues, des airs inventés. Ni télévision ni radio, elle se croit seule au monde, c’est le monde qui est seul, il n’a qu’une langue, qu’un pays, qu’un climat, qu’une forêt. Le monde n’est qu’une forêt peuplée d’animaux en tous genres, elle ignore que les hommes en font partie prenante. Elle ne connait des vêtements que les chauds lainages et les robes longues. Les imprimés fleuris lorsque le temps est clément. Elle marche pieds nus où elle ne marche pas. Elle chasse, pêche, cultive. C’est l’oubliée, l’esseulée, la bien heureuse : la protégée.
Elle grandit sans grandir dans sa cabane isolée du monde, sans savoir son existence, elle remplit le blanc des pages avec son histoire à elle, de la mort de sa mère jusqu’à sa survie éphémère, du jour où alors, elle partit à l’aventure, son dernier voyage, cet hiver, où le froid eu raison d’elle.

C’est une histoire ennuyante, son histoire ennuyante. L’histoire d’une enfant sans histoire, loin de la ville, loin de la vie.


hors-jeu

PSEUDO: eurydice. AGE: seize ans. COMMENT TROUVES-TU LE FORUM ? comme toujours, magnifique. COMMENT L'AS-TU DÉCOUVERT ? novembre! ACTIVITE: aussi souvent que possible. CODE DU REGLEMENT: alice's madness. UN MOT POUR LA FIN ? love.




Dernière édition par E. Viveka Dagmaer le Dim 2 Sep - 18:33, édité 8 fois
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Inventaire: théière canon

MessageSujet: Re: marche ou crève.   Mer 29 Aoû - 18:28

Sasha ou l'amour de ma vie.
Bienvenue, et bonne chance pour ta fiche ! I love you
inutile de préciser que j'approuve totalement ton choix d'avatar..
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on peut changer en bien ou en mal

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